Jeudi 27 Juillet 2017: Enercon Costa Rica et Miravalles (Liberia – Bebedero)

Belle journée au Costa Rica.

Je pars vers 7h. C’est parti pour 20 km de piste pour rejoindre la route sur laquelle se trouve le parc éolien majeur d’Enercon du pays.


Je galère un peu, ça monte dans le gravier parfois mou. Mais j’y arrive! Qu’elles sont belles, nos éoliennes!​


Je rencontre Sergio, qui gère l’endroit. Ils sont vachement occupés alors on se donne rendez-vous au village pour le repas de midi.
Je descends à Guayabo, le village en question. Quelques courses, puis il me reste un peu de temps. Je vais tenter d’aller voir un peu d’activité volcanique pas loin.


Ici, il y a de la géothermie! Les tuyaux sillonnent les pentes du bas du volcan. Pour une fois je suis content de voir des pipelines.

Je me pointe à un spot où selon ma carte il y a de la boue volcanique. Je demande si je peux aller voir vite fait: j’ai seulement cinq minutes avant de retourner au point de rendez-vous pour le restau.

Le mec dit non, je peux pas y aller, faut payer. Je demande combien. 10$. Pour cinq minutes. J’ai failli dire « fuck you » mais c’est « ¡10 $! Gracias. » qui est sorti. Du coup j’ai qu’une photo furtive prise du bord de la route. Bande d’escrocs profiteurs.


Bouffe avec les collègues, sympa. Une troupe d’allemands est là en support, ils font plaisir à voir. On cause d’Enercon, du Costa Rica et du Canada, et de mon voyage.

Sergio m’indique où se trouve l’usine géothermique. C’est où j’étais plus tôt mais un peu plus loin. J’y retourne…


Vous voyez la fumerole à l’horizon? C’est tentant d’aller voir…je prends une route qui semble y aller (en fait, la même que celle de la boue), mais en fait non. Tant pis, au moins la vue est pas mal.


Et en plus, je tombe sur une autre usine géothermique.


15h15. 45 km pour rejoindre mon hotehôte Warmshowers de ce soir. Allez, on s’active!


Je descends vers la grand-route panaméricaine.

À un moment je crois même qu’ils ont pensé aux cyclistes, mais caça ne dure pas.


Ça roule relativement bien…mieux que le chemin pour rejoindre Bebederos, en tous cas.


Encore quelques bornes, on y est presque.


Je suis accueilli comme un roi par Esteban. Après des années à bosser en ville, il a repris la ferme de son grand-père avec son frère. Ils cultivent 250 hectares de riz sans pesticides à 6-8 tonnes par hectare, et 100 hectares de canne à sucre bio.

On cause de plein de trucs, agricole (le Costa Rica n’est pas autosuffisant en riz, 30% du marché est importé), anglais, vélo, tout ça. Super sympa. Muchas gracias Esteban.

Bonne nuit à la ferme.

Strava: https://www.strava.com/activities/1104833365/shareable_images/map_based?hl=en-US&v=1501199713

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Lundi 24 Juillet 2017: Maderas (pas bougé)

Journée de randonnée pédestre pour gravir le volcan Maderas.

Une bonne quinzaine de kilomètres de crapahutage dans la forêt tropicale. Singes hurleurs, bestioles diverses, super. Bonne ambiance avec Arnaud, Jérémie et Imane. 

On est partis un peu tard mais on s’ en est bien sortis. Bien chaud en bas, grosse sueur. Bien frais dans le cratère du volcan. 

Photos en vrac:

Pétroglyphes qu’on sait pas s’ils sont vrais:

Punaise aux couleurs complètement folles:

Jungle et homme des bois:
Singes hurleurs (en haut de l’arbre):

Araignée​ sauteuse:

Gros arbre:

Gringos au pied dudit arbre:

​Vue magnifique sur le volcan Concepcion:

Bousier qui roule sa boule:
Jungle:

Galériens en montée:
Vue:
Vue en redescendant:
Termitière:
Singe hurleur:
Bananes:
Poubelle artisanale:
Gecko:
Pas habitué à marcher, je suis bien mort. Bonne nuit les jambes lourdes.

Dimanche 23 Juillet 2017: connerie, camion, bateau (Granada – Santa Cruz)

Journée de n’importe quoi.

Départ à 6h45, j’ai rendez-vous avec les autres pour prendre le bateau à midi à 71 km de là. 

Sauf que sur la route il y a un volcan auquel on peut monter par une route. Je tente ma chance à l’entrée normale. Je parlemente mais le mec veut rien savoir. Pas possible, qu’il dit. « Pas possible, oui », réponds-je en relançant le vélo. 

500 mètres plus loin le mec me rattrape à moto. Pas très content, il me dit qu’il risque de perdre son boulot s’ il me laisse passer, etc. Conneries.

Là, j’aurais dû me dire « bon tant pis » et filer vers le bateau. Mais non.

Je prends l’autre chemin sur ma carte. Au début ça va. Puis ça se corse.


Je continue en poussant le vélo Ça se corse encore.


Je monte en crabe: vélo perpendiculaire à la pente, soulève l’avant, puis l’arrière,  puis recommence. Connerie. Mon GPS dit que je suis à 650 m du sommet à vol d’oiseau.


Je suis en grosse nage. Mes pieds sont comme après une grosse pluie.


Ça passe plus avec le vélo chargé. Je monte avec trois sacoches et laisse le vélo là. Connerie.

Cul de sac. Trop pentu. Jungle. Plantation de café. Au moins c’est beau.


Je suis tombé plusieurs fois, me suis vidé de mon énergie, ai perdu des heures, et surtout ai risqué de me faire attendre par  Arnaud et Jérémie…pour rien.

Je redescends, galère aussi. Je bourre vers le bateau et me résigne à faire du stop pour réduire un peu mon retard.

Jose Manuel m’embarque en camion pour une quarantaine de kilomètres. Merci l’ami.


Au moment de descendre un mec me harcèle. Il pue l’alcool et veut du fric pour avoir un peu aidé à sortir le vélo de la benne du camion. Mon camionneur reste le temps que je sois prêt à partir. Encore merci.


J’arrive et ne trouve personne. Je pense que les amis sont partia mais en fait ils sont dans le bateau à quai…celui que je décide de ne pas prendre pour pouvoir souffler un peu. Connerie.

Traversier. Super vues.






Je bourre pour rejoindre les autres avant la nuit. Mission accomplie. Papillon pour fêter ça.

Bonne nuit insulaire.

Strava: 

https://www.shttps://www.strava.com/activities/1098696297/shareable_images/map_based?hl=en-US&v=1500867528

https://www.strava.com/activities/1098696303/shareable_images/map_based?hl=en-US&v=1500867529

https://www.strava.com/activities/1098696344/shareable_images/map_based?hl=en-US&v=1500867535

Samedi 22 Juillet 2017: Masaya, Apoyo, Granada (Managua – Granada)

Super journée!

Strava: https://www.strava.com/activities/1096732808/shareable_images/map_based?hl=en-US&v=1500767938 et https://www.strava.com/activities/1096732968/shareable_images/map_based?hl=en-US&v=1500767949

Je pars vers 7h. Managua est encore relativement calme.


Je fais la course implicite avec des autres cyclistes. Par contre j’ai aucune chance de suivre les rouleurs sérieux sur le faux-plat sortant de la ville.

Je me pointe à l’entrée du parc national du volcan Masaya. Ça ouvre à 9h, il est avant 8h. J’espérais que les gardes me laisseraient monter au volcan avant l’ouverture à vélo. Mais la règle dit que non, on monte pas à vélo, il faut monter en vroum-vroum avec chauffeur, et après l’heure d’ouverture.

Je quitte en les envoyant chier dans ma tête. Je regarde ma carte un peu plus attentivement et trouve un petit chemin.

C’est parti. J’ai une heure avant l’ouverture pour monter, m’ébahir et redescendre.

Bel effort. C’est pas très haut mais une bonne montée quand même. Mais quel spectacle! Et pour moi seul! Étant dans l’illégalité la plus totale je suis pas supertranquille, mais au fond je fais rien de mal. Et je suis bien content. C’est magnifique. Ça et le défi cycliste en plus.


Ma roue arrière frotte méchamment, voilée. Je corrige grossièrement avant de redescendre. Me rerevoilà sur mon petit chemin, il ne peut plus rien nous arriver maintenant. Allez chier, lois à la con. J’ai vu le volcan sur mon vélo, nananère.

Je repasse à l’entrée du parc national. Je paye les droits d’entrée en disant que je suis monté par un chemin secret. Le gars finit par comprendre mais dit trop rien. Je file.

J’ai toute la journée pour rejoindre Granada, à 30 km. Allons faire quelques détours.

Je fais la tour de la lagune Masaya.

Le chemin est de plus en plus pourri et vraiment dur par endroits, pour moi comme pour le vélo. 

Je me vautre sur un petit bout sablonneux. Rien de grave mais ça fait jamais plaisir.

Plage triste.

Grosse montée jolie, puis chemin vraiment accidenté pour rejoindre la ville de Masaya. Je voulais en chier un peu, eh bien voilà. 

Internet et comedor à Masaya. Je goute la banane plantin autrement que frite en rondelles, trop bon.


Autre détour avant Granada: le chemin surplombant la lagune Apoyo. Magnifique vue sur la lagune, et le lac Nicaragua. Sur le coup je pense que le Nicaragua se classe second derrière la Norvège. 


Je descends et Granada. Tour en ville.

Je me trouve une piaule et ai des nouvelles d’Arnaud après manger. On se retrouve, ça fait bien plaisir. On va passer quelques jours sur l’île d’Ometepe ensemble.
Bonne courte nuit.

Vendredi 21 Juillet 2017: me gustas tu, Nicaragua (La Queseria – Managua)

Strava: https://www.strava.com/activities/1095067633/shareable_images/map_based?hl=en-US&v=1500682245

Journée tranquille au Nicaragua. 

Je quitte mon école à 6h45. Passé une bonne nuit, plutôt tranquille.


C’est parti pour une centaine de kilomètres sur de belles routes pas trop passantes. Super asphalte. Supers horizons volcaniques. Pas trop chaud. Pas trop de monde partout, c’est la campagne.


Bref ça contraste vachement avec les derniers jours. Je chantonne peinard sur le vélo, sans me faire insulter de gringo (parce que oui, je pense que dans un sens c’est une insulte…c’est un peu l’équivalent de « negro » mais pour les blancs, non?) ni gueuler dessus. Ça fait du bien.
Et les volcans, ah, les volcans! C’est beau. J’aime les volcans, depuis l’enfance. J’avais même un super déguisement de volcanologue, j’en avais déjà parlé quand j’écrivais à propos de l’Etna, il me semble. Ou pas. 

Sur ma carte il y a un complexe géothermique. Je cherche vite fait sur le net si ça se visite…on dirait que non. Pas de détour. Pendant ce temps une chenille traverse tranquillement l’océan de macadam.

Pause ravitaillement, internet et quesitos. Situation gastrique stable permettant d’ingérer un peu de gras.

Ah, un belvédère! Belle vue sur le la Managua, le Momotombo et le Momotombito.


Je retrouve aussi quelques gringos qui m’ont doublé sur la route. Un couple d’anglais et leurs enfants visitant des amis, et quatre joyeux drilles, Felix de Koblenz, Alex de Paris et les deux autres dont j’ai oublié les noms (sorry guys :/) dans un combi VW un peu pourri, Poncho. Jasette.

Je repars avant eux et quelques minutes plus tard, me voilà dans leur sillage. Ça tombe bien j’avais le vent dans le nez et la route vers Managuase fait un peu moins plaisante à l’approche de la ville.


Ils me laissent un peu avant la ville. Je les redépasse alors qu’ils se font racketter par la police. Puis je les retrouve dans le trafic.

Managua, je tombe sur Wal-Marde. J’y trouve entre autres du beurre de peanut local, peu trafiqué. Merci, capitalisme.

Pause internet, je me trouve un hôtel pas trop cher. Panaderia et j’y vais. 

La visite de Managua, ce sera une autre fois peut-être: demain je vais voir le volcan Masaya et retrouver Arnaud, si tout va bien.

Bonne nuit dans la grosse ville.

Jeudi 20 Juillet 2017: Nicaragua, me voilà (San Fernando – La Queserita)

Belle journée transfrontalière.


​Petite lubrification de chaîne et je quitte le bunker climatisé. Plutôt bien dormi.

Direction est, j’ai le soleil dans l’oeil. Ça tape!

Horribles chantiers sur les premiers kilomètres. Routiers impatients et/ou incompétents. 

Je roule dans du goudron frais sur un des chantiers. J’en sors avec les pneus recouverts, les sacoches et les mollets tachés. Pas fort…

Je mange de la poussière soulevée par le trafic. Une couche de plus pour le cancer!

Choluteca: joli petit pont. Le reste je zappe.

La route est de plus en plus pourrie. Ça donne un festival de cons qui roulent à gauche et pour qui klaxonner donne tous les droits, de slaloms et autres évitements de justesse. Ça calme un peu le trafic aussi, c’est déjà ça. 

D’ailleurs, la route traverse des fois des zones un peu moins denses dans lesquelles je peux apprécier quelquessecpndes de silence. Ah que ça fait du bien!

J’arrive en vue de la frontière un peu avant midi. J’ai 150 lempiras à dépenser: double ration dams une « comedor », petit restau maison. Le reste sera pour de l’eau fraîche et des biscuits.

Je sors du Honduras le lendemain de mon entrée. Derrière moi dans la file, un couple de gringos allemands. Regards complices.

Je passe le pont. ¡Bienvenidos a Nicaragua!

Je me rends au bureau de l’immigration. Y’a plein de monde. Et une file pour les gringos. (Pour de vrai.)

J’attends derrière un américain qui a 263 passeports à faire tamponner. Ça prend une éternité. Derrière moi arrive une gringa. Puis les allemands.

La salle est maintenant vide, à part la file de gringos. C’est dire si ça a pris du temps. À mon tour, enfin! Quelques questions du préposé. Puis il s’en va avec mon passeport. Il revient en disant qu’ils vont faire des vérifications. Bordel.

Au tour de la gringa, qui s’avère canadienne de la côte ouest et qui voyage en van. On cause un peu, avec les allemands aussi. Eux sont en sac à dos.

Environ 2637 minutes plus tard mon passeport revient. Je me fais soutirer 12 $ comme tous les gringos, et c’est parti. 

Je fais encore ume file pour retirer du cash, et en route. Il est environ 13h45, tout le passage de la frontière m’a coûté environ 1h30. Objectif Leon, 93 km dit le GPS, je peux y être avant la nuit. Hop.

Je pousse un peu. Conditions pas mauvaises. Volcans à l’horizon. C’est plutôt sympa comme coin, et peu dense.

Les volcans se font de plus en plus gros. C’est beau.

Il y a quelques nuages menaçants. Le vent se lève. Je suis bon pour un bon gros grain.

Ça fait du bien de se faire rincer, j’étais sacrément salé. Seul problème: l’odeur insupportable de ma mousse de casque, qui descend de mon front avec la pluie ruisselante. J’enlève le foutu casque.

Le vent est complètement incompréhensible dans cet orage. J’en profite un peu, après qu’il m’ait freiné sur quelques kilomètres. 

La foudre tombe vraiment souvent. Super éclairs! 

Je tente de prendre la route la plus courte pour Leon, une piste de 21 km entre les volcans. Manque de bol c’est aussi le lit du torrent de ruisselement. Je laisse tomber et retourne sur la grand route.

La pluie recommence. Il est presque 17h, Leon est à genre 50 km. Pas envie de pousser et finir la nuit. Ah tiens, une école en travaux!

Je m’abrite et demande aux gars si je peux camper là. Je sais pas ce que dit la diplomatie française et/ou si c’est sécuritaire mais tant pis, pas le choix de toutes façons, le premier hotel est à des kilomètres. Je suis un peu limite niveau bouffe aussi, mais ça ira.

Pas de problème selon les gars, je peux passer la nuit ici. Ils ont même de l’eau que je peux filtrer. Merci les gringos.

On cause un peu. Ils sont peintres et repeignent l’école. Je demande s’il y a école demain, ils me disent que oui, à 7h. Mais il y a dû avoir un malentendu, vu l’état du truc je pense pas que des écoliers aient cours demain à 7h. Bref, je me tirerai à 6h45 quand même. 

Bonne nuit scolaire!

Strava: https://www.strava.com/activities/1094932537/shareable_images/map_based?hl=en-US&v=1500672142
   


Mercredi 19 Juillet 2017: volcan, frontière et poussière (Usulutan – San Fernando)

Belle journée malgré l’oppression centraméricaine habituelle.

Je sors de l’hôtel à 6h45. Les deux premières personnes que je croise en ville me gueulent « ¡GRINGO! » dessus. Ça commence bien.

C’est l’heure de pointe, pas mal de monde sur la route. Je me fais bien intoxiquer, le cancer du poumon est commandé, c’est pour dans quelques années. Étant donnée que 80% des véhicules en circulation dans le coin sont des poubelles roulantes, je done pas cher de ma santé. 

Justement, en partie pour éviter un peu de cet horrible trafic, mais aussi par défi, parce que c’est plus court et parce que j’aime les volcans, je quitte la route côtière pour aller directement vers  San Miguel. Aucune idée de la longueur du col qui m’attend ni de l’altitude, mais qu’importe, je sais que c’est faisable, surtout en étant parti de bonne heure.

Loooong faux-plat jusque San Jorge. Pousse sur le second plateau. Instant bizarre: une madame traine ce qui semble être son petit-fils par la mai…et ce petiot est blond! On se retourne mutuellement après s’être croisés, comme pour vérifier qu’on n’a pas rêvé. 

Le volcan s’approche lentement.

La montée se corse un peu après San Jorge, quelques passages vers les 10%. Le volcan San Miguel trône sur la droite.


On commence à prendre un peu d’altitude, la plaine semble dejadéjà lointaine.


Finalement le col est à environ 800 m. Comme le foutu Garmin  a encore perdu les données je ne peux vous donner les détails statistiques qui vous passionneraient j’en suis sûr, de cette belle montée. 

Encore un peu et on y est.

Pause à une tienda en haut, sac d’eau fraîche (oui, l’eau se vend aussi em sacs, ici).

La descente est un peu raide. Un petit camion me bouchonne, je finis par m’arrêter pour le laisser partir: c’est un peu frustrant de devoir freiner constamment.


San Miguel: je zappe.

Me vvoilà sur la grosse route panaméricaine. Et un mystère s’éclaircit. Pourquoi c’est aussi pollué ici, comment ça se fait que toutes les bagnoles et camions soient aussi puants? Réponse: un organisme de contrôle s’en assure.


« Gases », c’est vachement réducteur, ça met de côté toutes les particules, fumées, suie, etc.

Il y a un accotement à la route, mais souvent pourri/encombré/merdique. Et une marche entre la voie principale et l’accotement. Bref pas super mais on fait avec.

Enchainement de bosses. Je passe tout sur le second plateau, pas de feignantise.

80 km au compteur, j’ai faim. Erreur classique: rien ne me botte en ville, j’atterris au restau chic à la sortie du bled. Mec avec un fusil à pompe qui garde le parking. Ambiance.

10 $ le repas, bordel. Et ils ont pas d’eau. Sodas et bière seulement. Quand je demande « mon eau minérale », on m’amène un club soda. Ça me donne envie de tuer, mais je me controle. Je prends une bière, du coup. 

Quelques kilomètres plus loin je mange une glace et croise quelques gringos dans une statio service. On a pas causé, tant pis.

Et voilà, la frontière. Formalités administratives et je passe le pont vers le Honduras.

14h, 100 km au compteur, me voilà au Honduras. Un garde-frontière m’interroge, on cause un peu. Et roule.

Fait chaud mais pas trop humide. Le pulvéristeur reprend du service. Un petit vent de face aide au refroidissement.

Y’a plein de travaux. Le bordel à chaque fois. Les signaleurs n’empêchent pas toujours le trafic en sens inverse. Bref au bout d’un moment je comprends que ça sert à rien d’attendre leur signal, autant me frayer un chemin entre les bagnoles et le chantier.

Route.


À un moment, je suis immobilisé sur un des chantiers. Des gars me causent. Un d’entre eux me regarde et dit un seul truc: « dollar ». Pire que « gringo », pire que « combien il coute ton vélo »: « dollar ».

Rognotudjuuu. Je garde mon calme mais putain que j’aurais du l’envoyer chier. Mec, je suis désolé que le monde soit une merde pareille, désolé qu’on soit pas nés du même côté, désolé qu’ici ce soit plus merdique qu’ailleurs, désolé que tu aspires à avoir plus, mais franchement, va chier.

Je dois d’ailleura au passage avouer que j’ai aujourd’hui gueulé deux fois « le gringo il t’emmerde » et aussi une fois un bon vieux « ta gueule » en réponse à des cris de « gringo ». Oui je suis un méchant touriste qui envoie chier les locaux. Ou simplement un homme du nord qui sature du monde latino-américain…ou alors j’aime juste pas qu’on me gueule dessus.

Un pont.



Panaderia à Nacaome et je pousse jusque San Fernando. Hôtels chers. Je suis encore dans un bunker…400 balles, soit environ 19USD.

Bonne nuit au Honduras.​ La seule du voyage a priori, demain soir je serai au Nicaragua.