Jeudi 3 Août 2017: Panama sans grosse route (Quebrada de Piedra – Santiago)


Encore une bonne journée au Panama.

Mal dormi malgré la vue, je comprends pas. Je me réveille tôt mais il y a déjà du monde actif dans le village.

Brisons le tabou: comment chier le matin quand y’a pas d’endroit pour chier? Réponse: y’a toujours un endroit pour chier. Vous avez dormi dedans, et oui: votre tente!

Chier dans la tente. Si, si. Comme en Antarctique. 

Bref, je vous passe les détails, c’est vraiment pas compliqué, et tous les travailleurs de l’éolien connaissent bien le principe.

Je pars vers 7h30. Super route: montées, descentes, virages, asphalte impeccable, très peu de monde. 

Par contre il fait déjà chaud. Des nappes de brume offrent encore quelques zones de fraîcheur, mais le soleil tape déjà bien.

Je roule tranquillement, comme ces derniers jours. Y’a quand même de bonnes cotes, le petit plateau chauffe. 

J’arrive vers 11h à Sona, modeste objectif de mi-journée. Internet et courses rapides. Y’a du fromage à la crème, seulement le pot fait 200g…bon, ça fait un peu beaucoup d’un coup mais tant pis.

Je pique-nique dans une sorte de parc fermé car apparemment il y a eu une inondation. Vraiment peinard, ça m’arrange!

46 km pour atteindre Santiago. La route est un peu plus passante et moins plaisante mais ça reste pas trop mal.

À l’approche de la ville, fait super chaud. Pause glace et eau fraîche, et je réaligne plus ou moins ma roue arrière, perpétuellement voilée.

Je manque de voir mon premier carton du voyage: un mec roulant bien trop vite pile alors qu’il me doublait et pensait enchaîner ave les deux véhicules devant moi…mais le premier allait tourner à gauche. Bref, crissement de pneus, plus de peur que de mal, dommage!

Santiago. Panaderia, retrait de cash et je me prends un hôtel miteux. Besoin de me laver, de faire une lessive et d’un peu de fraîcheur. 

Bonne nuit ventilée. 

Strava: https://www.strava.com/activities/1116263160/shareable_images/map_based?hl=en-US&v=1501811376

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Mercredi 19 Juillet 2017: volcan, frontière et poussière (Usulutan – San Fernando)

Belle journée malgré l’oppression centraméricaine habituelle.

Je sors de l’hôtel à 6h45. Les deux premières personnes que je croise en ville me gueulent « ¡GRINGO! » dessus. Ça commence bien.

C’est l’heure de pointe, pas mal de monde sur la route. Je me fais bien intoxiquer, le cancer du poumon est commandé, c’est pour dans quelques années. Étant donnée que 80% des véhicules en circulation dans le coin sont des poubelles roulantes, je done pas cher de ma santé. 

Justement, en partie pour éviter un peu de cet horrible trafic, mais aussi par défi, parce que c’est plus court et parce que j’aime les volcans, je quitte la route côtière pour aller directement vers  San Miguel. Aucune idée de la longueur du col qui m’attend ni de l’altitude, mais qu’importe, je sais que c’est faisable, surtout en étant parti de bonne heure.

Loooong faux-plat jusque San Jorge. Pousse sur le second plateau. Instant bizarre: une madame traine ce qui semble être son petit-fils par la mai…et ce petiot est blond! On se retourne mutuellement après s’être croisés, comme pour vérifier qu’on n’a pas rêvé. 

Le volcan s’approche lentement.

La montée se corse un peu après San Jorge, quelques passages vers les 10%. Le volcan San Miguel trône sur la droite.


On commence à prendre un peu d’altitude, la plaine semble dejadéjà lointaine.


Finalement le col est à environ 800 m. Comme le foutu Garmin  a encore perdu les données je ne peux vous donner les détails statistiques qui vous passionneraient j’en suis sûr, de cette belle montée. 

Encore un peu et on y est.

Pause à une tienda en haut, sac d’eau fraîche (oui, l’eau se vend aussi em sacs, ici).

La descente est un peu raide. Un petit camion me bouchonne, je finis par m’arrêter pour le laisser partir: c’est un peu frustrant de devoir freiner constamment.


San Miguel: je zappe.

Me vvoilà sur la grosse route panaméricaine. Et un mystère s’éclaircit. Pourquoi c’est aussi pollué ici, comment ça se fait que toutes les bagnoles et camions soient aussi puants? Réponse: un organisme de contrôle s’en assure.


« Gases », c’est vachement réducteur, ça met de côté toutes les particules, fumées, suie, etc.

Il y a un accotement à la route, mais souvent pourri/encombré/merdique. Et une marche entre la voie principale et l’accotement. Bref pas super mais on fait avec.

Enchainement de bosses. Je passe tout sur le second plateau, pas de feignantise.

80 km au compteur, j’ai faim. Erreur classique: rien ne me botte en ville, j’atterris au restau chic à la sortie du bled. Mec avec un fusil à pompe qui garde le parking. Ambiance.

10 $ le repas, bordel. Et ils ont pas d’eau. Sodas et bière seulement. Quand je demande « mon eau minérale », on m’amène un club soda. Ça me donne envie de tuer, mais je me controle. Je prends une bière, du coup. 

Quelques kilomètres plus loin je mange une glace et croise quelques gringos dans une statio service. On a pas causé, tant pis.

Et voilà, la frontière. Formalités administratives et je passe le pont vers le Honduras.

14h, 100 km au compteur, me voilà au Honduras. Un garde-frontière m’interroge, on cause un peu. Et roule.

Fait chaud mais pas trop humide. Le pulvéristeur reprend du service. Un petit vent de face aide au refroidissement.

Y’a plein de travaux. Le bordel à chaque fois. Les signaleurs n’empêchent pas toujours le trafic en sens inverse. Bref au bout d’un moment je comprends que ça sert à rien d’attendre leur signal, autant me frayer un chemin entre les bagnoles et le chantier.

Route.


À un moment, je suis immobilisé sur un des chantiers. Des gars me causent. Un d’entre eux me regarde et dit un seul truc: « dollar ». Pire que « gringo », pire que « combien il coute ton vélo »: « dollar ».

Rognotudjuuu. Je garde mon calme mais putain que j’aurais du l’envoyer chier. Mec, je suis désolé que le monde soit une merde pareille, désolé qu’on soit pas nés du même côté, désolé qu’ici ce soit plus merdique qu’ailleurs, désolé que tu aspires à avoir plus, mais franchement, va chier.

Je dois d’ailleura au passage avouer que j’ai aujourd’hui gueulé deux fois « le gringo il t’emmerde » et aussi une fois un bon vieux « ta gueule » en réponse à des cris de « gringo ». Oui je suis un méchant touriste qui envoie chier les locaux. Ou simplement un homme du nord qui sature du monde latino-américain…ou alors j’aime juste pas qu’on me gueule dessus.

Un pont.



Panaderia à Nacaome et je pousse jusque San Fernando. Hôtels chers. Je suis encore dans un bunker…400 balles, soit environ 19USD.

Bonne nuit au Honduras.​ La seule du voyage a priori, demain soir je serai au Nicaragua.

 

Samedi 8 Juillet 2017: bienvenidos a Chiapas (Santo Domingo Zanatepec, OAX – 20 km à l’ouest de Pijijiapan, CHI)

​Strava: https://www.strava.com/activities/1075541850/shareable_images/map_based?hl=en-US&v=1499618087

Déjeuner de un demi-kilo (au sens propre) de tortillas fraîches, agrémentées de beurre d’arachides, miel, confiture et…Nutella, ouai j’ai craqué.

Merdi Rodrigo et la famille. On the road again!

Grand soleil. Pas de vent. Je pédale sur cette grosse route un peu monotone. La région est assez peu dense.

60 premiers km oubliés par Garmin. De moins en moins fiable ce truc. 

Belles collines, de plus en plus montagneuses, au nord. Ce qui semble être un volcan à l’horizon.

Une ancienne voie de chemin de fer longe aussi la côte. Elle a l’air bien délabrée, il lui manque même des ponts.

Mi-journée à Arriaga: marché (fromage et brioches et tortillas séchées), tacos (miom), tentative de recherche de couturier-e pour faire réparer/changer la fermeture éclair de mon maillot Rapha.

Je reprends la route avant 14h. Fait chaud! Y’a aucun vent et ça rend la chaleur encore moins supportable.

Je ne m’arrête pas à Tonala et reste sur la route qui contourne. Après ce bourg, y’a plus grand chose pendant 80 km, selon la carte. Mais en fait si, y’a plein de petits restaus et « abarottes »: pas de problème pour ravitailler. 

Je pousse jusqu’au prochain Pemex (les stations-services d’ici). Un peu d’essence pour le réchaud, de l’eau et un biscuit pour le moteur. Je demande où camper…on me dit qur ici c’est bon, mais c’est entre les deux fois deux voies de la route: bof. Hotel voisin: 300 pesos, pas de camping. Boffff.

Je prends la petite route suivante à droite. Elle me mène à un ranch. Je demande si je peux camper là et on m’offre un spot sous un gros abri pour le chargement du bétail (je pense). Impec’! Je me mets entre les deux remorques. Seul problème: c’est pas très ventilé. Pas grave, cest pas comme si c’était la première fois que la tente allait être inondée.

Bonne nuit au ranch!

Jeudi 6 Juillet 2017: adios, Veracruz (Nuevo Morelos, VER – Aguas Calientes La Mata, OAX)

Journée saupoudrée d’un peu de mécanique.

Surprenamment bien dormi au spot de merde. Bercé par le trafic et la grosse pluie qui l’a effacé une partie de la nuit, je me suis réveillé relativement peu.

Pas plus d’énergie en partant pour autant. Cette route n’est toujours pas plaisante, mais certains passages rénovés sont au moins sécuritaires, c’est déjà ça. 

Bon, je me rends compte que ma roue arrière est voilée et frotte. Je m’arrête à un endroit propice pour l’ajuster: un checkpoint militaire. Elle va marcher droit cette roue, c’est moi qui vous le dit.

Un soldat vient me causer. Questions habituelles où-tu-vas-d’où-tu-viens.

Dévoiler une roue sur un vélo chargé sans vouloir le décharger, c’est pas facile. Je m’en sors tant bien que mal et reprends la route après un gros quart d’heure…

…sauf que quelques kilomètres plus loin, alors que je relance après un « tope » pour essayer de rester dans le sillage d’un doble semi-remolque, BANG un des rayons retendus pète. Bon, côté cassette évidemment, je suis bon pour un démontage de tout le bazar en règle. Au moins ça a cassé au moyeu, donc pas besoin de démonter le pneu.

Au passage, me voilà dans l’état de Oaxaca. Et ici les « topes » sont supportables: bien moins violents que ceux de Veracruz,  la plupart du temps peints et signalés (voir photo). Toujours efficaces contre les trucs à moteurs, mais assez doux pour passer à pleine vitesse avec un vélo chargé.  Muchas gracias Oaxaca.

Alors que je me demande où réparer, une section de l’ancienme route s’offre à moi. Pas ombragée mais pas grave: il y a pas mal de nuages. Et l’endroit est balayé par un agréable vent.

Décharge tout sauf le porte-bagages, retourne le vélo, démonte la roue, la cassette, change le rayon, remonte, ajuste la roue. J’en profite pour changer les patins de frein, qui font la gueule. Je remarque aussi que le roulement a besoin d’être ajusté. Bref, une heure après je repars.

Misère pour trouver du wifi en ville. Refus d’aller chez le vélociste pour ajuster le roulement arriére, assez de perte de temps mécanique aujourd’hui. Ravitaillement pâtes-riz. Sandwich (un seul torito c’est pas assez, ne pas oublier que le pain est du vent, ici), glace et biscuits. Ah tiens, un bout de tour d’éolienne sur la route! Gamesa, évidemment.

Encore quelques bornes pour que cette journée soit digne de ce nom. On va descendre vers le Pacifique!

Super derniers kilomètres à travers de jolies collines. Et d’un coup le paysage s’ouvre sur la plaine…pleine d’éoliennes! Impressionnant.

Petit arrêt au dépanneur, filtration d’eau et question habituelle: où puis-je camper dans le coin? 

La madame ne sait pas mais me dit que c’est sécuritaire, par ici. Je trouve le petit parc à jeux du village et me planque derrière un mur.  C’est plein de détritus passés sous une tondeuse et y’a du vent. Quelques coureurs passent pendant la bouffe, et là les footeux du coin jouent. Ça devrait aller.

Bonne nuit éolienne. 

Strava: https://www.strava.com/activities/1072288647/shareable_images/map_based?hl=en-US&v=1499453345

Lundi 3 Juillet 2017: Veracruz (Villa Rica, VER – Alvarado, VER)

Longue journée, article express.

Nuit un peu agitée, orage et vent. (Vais-je mourir écrasé par une noix de coco tombant de l’arbre?)

Départ avant 8h. Mauvaise idée de détour pour éviter un bout de grosse route: pont pas fini et contresens sur voie rapide + chemin sablonneux et défoncé.

Abords de Veracruz: voie rapide merdique. Pause dans un supermarché pour trouver du thé. Il a pas l’air bon.

Vélocistes de Veracruz: un pour les locaux qui vend les marques mexicaines, un autre un peu prout-prout mais bien achalandé. Pas de sandales mais une chaine.

Pause wifi devant un hotel chic.

Zone balnéaire: horrible. Je comprends pas les gens qui viennent ici pour ça. 

Je quitte la ville en espérant trouver des coins propices un peu plus loin. Y’en a mais la madame du dépanneur (qui a deviné que j’étais francophone, elle parlant un peu français!) me dit que le coin n’est pas sûr. Filtrage d’eau et douche dans le truck-stop voisin. Il est passé 18h et je dois pousser un peu pour arriver au bourg où j’espère trouver un hôtel pas trop tard.

Je m’arrête au premier que je crois le et demande pour camper. C’est un motel, la réceptionniste demande à son boss par téléphone. Réponse positive, alleluia. En allant me poser dans le coin de l’enceinte discret, derrière des balançoires abritées par une bâche (allez savoir!), je réalise que c’est aussi un « auto-hotel », placards à bagnoles où les couples plus ou moins assumés viennent batifoler. Youpi. Je demande le prix d’une chambre à tout hasard: 500 pesos pour la nuit entière, précise la madame. 40$ pour un motel, non merci, je vais camper.

Bonne nuit discrète.

Dimanche 2 Juillet 2017: Costa Esmeralda y doble semi remolque (San Pablo, VER – Villa Rica, VER)

Belle journée commencée un peu tard: pluie au réveil. Bien dormi, pas de clébard et les fourmis étaient occupées par les serviettes imbibées de bouillon renversé hier. Seul bémol: les grondements de frein moteur « Jacob » dans la descente voisine. Européens, imaginez une Harley sans pot d’échappement qui fait le plus de bruit possible, multipliez par 4 pour obtenir un V8 de camion américain, et voilà. Nico, je te laisse expliquer le principe en commentaire, si tu lis cet article.

Sur la route vers 9h. La pluie s’ est arrêtée. Il fait gris et l’humidité et la température sont supportables. Je ferme même mon maillot à un moment, c’est dire.

C’est dimanche matin mais la route est quand même active. Je partage avec des putain de doubles semi-remorques de merde. Deux remorques d’affilée sur des routes pareilles, on n’a pas idée. 

Statistiquement je dirais environ une moitié des conducteurs de ces saloperies sont soit incompétents soit égoïstes au point de ne pas considérer la vie des autres. Plusieurs sont patients et attendent un moment propice pour dépasser. D’autres en ont rien à foutre et font déjà beaucoup (dans leur tête) en klaxonnant ou mettant un coup de Jacob avant de manquer de me rouler dessus.

L’arrière des double-monstres dit « attention, double semi remorque »…mais c’est sur le volant que ça devrait être marqué,  bordel.

Bref. Encore des saloperies. Fourmis, chiens errants et conducteurs de double-semis fous: allez chier.

Bosses jusqu’à rejoindre la Costa Esmeralda, zone balnéaire où le trafic est un peu plus modéré par des « topes », dos d’âne où la mort est certaine s’il est franchi à plus de 5 km/h. Hotels et pizzerias pour gringos. Je m’arrête pas pour du wifi, les conditions sont bonnes, j’ai même une petite brise avec moi.

Un petit raccourci me permet de court-circuiter une quinzaine de kilomètres de la grosse route. Par contre y’a aussi quelques kilomètres en galets, bonjour la misère. 

Pause à Emilio Carranza pour manger. La fermeture de mon maillot ne veut rien savoir. Bedaine pour tout le monde. Pas super classe.

Je reprends la route pour une cinquantaine de bornes: vers 16h je tombe sur un site archéologique. Faut grimper, mais comme dit l’autre, doit y avoir une belle vue, de là-haut.

Ça valait le coup. J’arrive à la fermeture et le mec me dit de dégager. Je lui dis que je suis monté en vélo. Un couple prend ma défense et finalement je peux faire un petit tour rapide. Muchas gracias amigo y amiga.

En redescendant je tombe sur Pedro, du site archéo, qui ferme la porte. Je lui demande où je pourrais camper par ici.

Il m’emmène au restau de plage de sa femme dans le petit village balnéaire du coin. Bon, y’a pas grand place, plein de monde autour…j’aime pas l’endroit. Mais j’ai pas envie de chercher plus loin. Et qui dit plage dit douches.

Je me prépare à aller à la douche. Maillot rose ouvert, bon plan pour attirer des homo en rut: un mec me drague. No gracias amigo, disculpame.

Douche, restau avec Pedro (un peu cher, prix plage j’imagine), tour dans le bled pour ne pas trouver de wifi, montage de tente.

Bonne nuit a la playa.

Mardi 27 Juin 2017: désert et hospitalité mexicaine (San Fernando, TAM – Soto la Marina, TAM)

Heure de la relève chez les bomberos, heure du départ chez les cyclotouristes. Pas trop de motivation. Ce pays me donne un peu le vertige. Y’a rien, c’est un désert, cette région. Regardez la carte et vous verrez. Elle est pas incomplète, y’a juste rien.

Il fait humide, mais une fois sur le vélo, c’est supportable. ​


Peu de trafic. Mais…les fous occasionnels. Ici l’accotement peut servir de voie de circulation, comme en Grèce. Mais il y a beaucoup de visibilité et peu de monde sur la route, donc c’est pas si grave.

Je pousse en espérant tomber sur un kiosque à bouffe quelque part. J’ai foncé à travers le dernier, j’aurais peut-être pas dû. Au passage, ça devrait pas être trop dur de trouver du miel.

Finalement je grignote et m’arrête pour un gros grignotage de réserves. Plus de jus, faire les 18 km qui me restent dans cet état aurait pris une éternité. L’orage guette, d’ailleurs.

Soto la Marina! Objectifs: internet, des sardines pour remplacer celles qui ont pété ce matin en les redressant, trouver où camper, et retendre ma roue arrière, maintenant supermolle.

Internet: hotel machin. Sardines: des clous trouvés au magasin de matériaux du coin. Et là, je rencontre…Lucy, qui parle anglais et m’a grandement aidé pour me faire comprendre. Je lui demande si elle connaît un endroit où je pourrais camper…

…et me voilà dans le jardin de leurs hôtes (amis ou famille, pas bien compris…boulet). Super accueillants. Muchas gracias! 

J’égraine du maïs avec Freddy, 22 ans, fils de Lucy né aux États-Unis. Ils ont vécu en Géorgie, au Wisconsin et au Texas. Avec Roman, le père originaire de la région, ils sont musiciens. Ils se sont mis à jouer ensemble dans un groupe de musique latino-église après avoir joué moins écclésiastiquement.


Les poules caquettent, les poussins picorent. Les chiots jouent et têtent. Pour un coup je suis content de voir des chiens.


Roman et Virgilio changent le carbu de la moto. Et vroum, ça tourne. 

10 kg de maïs plus tard, nourri de popcorn et sirop de citron, j’ai droit à une douche. L’eau froide est tiède-chaude et pas besoin d’eau chaude.

Tortillas, frijoles y poulet juste pour moi: ici le monde mange après 9h. J’ai naïvement répondu 8h30-9h quand on m’a demandé mon heure de coucher, ce qui m’a valu un service particulier. 

En gros: muchas gracias!