Lundi 7 Août 2017: plage, autoroute et pont (Punta Chame – Ciudad de Panama)

Mauvaise nuit. Dormi dans un bain de sueur dansmon drap de soie: sans, les moucherons me bouffaient (probablement rentrés dans la tente par les multiples trous dans la moustiquaire) et avec, je crevais de chaud.

Petit tour sur la plage.


Et belle surprise: un petit crabe qui creuse.

Le balai du petit animal est assez fascinant: il disparaît sous le sable dans le petit trou, revient en pointant le bout des pattes, sort en vitesse et balance le sable hors du trou, puis repart. Je l’observe quelques instants.

Encore un peu de plage.


​Je cause avec les gens avant de partir. Enfin, surtout avec Philippe, ffrançais installé en Amérique Centrale depuis 20 ans. Pilote d’hélicoptère (formé à Saint-Hubert, sur la rive sud de Montréal!), il passe ses journées à épandre des saloperies. Il a vécu 3 ans à Saint-Quentin quand il était gamin, ça alors!

Merci Machate Kites, hop, en route, en commençant par un peu de mangrove.


Je me tape ensuite une balle tartine de merde: la route panaméricaine jusqu’à la ville de Panama. Pouah…


Arrêt internet dans un hôtel à une trentaine de bornes de la ville. La patronne, sympa, m’offre des pâtes instantanées et une bière. On cause. Sympa, merci.

Le pont est en vue! Et le canal, le fameux canal!


Traversée assez merdique, ce pont est assez dangereux. Normalement le trottoir est seulement pour les piétons, mais comme je suis un touriste la police me laisse passer. Jugez par vous-mêmes sur les photos.


Traversée de la ville jusqu’à mon hôtel dans le bordel de l’heure de pointe. Mieux vaut être sur ses gardes. Remarque sur la photo ​ça a l’air relax.

Panama est en effet très américanisée. Plein de trucs en anglais partout, gratte-ciel, etc.

M’y voilà enfin. Grand luxe: clim et shampoing. Douche, et courses dans le quartier. Ghost bike.

Demain: petit tour en ville, admiration du canal, ajustement de roulement si possible (roue arrière mal en point…)

Bonne nuit au frais.

Strava: https://www.strava.com/activities/1122468576/shareable_images/map_based?hl=en-US&v=1502141896

Samedi 29 Juillet 2017: Costa pourrie (Parque Nacional Carara – Dominical)

Journée monotone sur la côte balnéaire costaricaine.

Bien dormi. Je pars tôt, avant 6h30, pour ne pas être emmerdé après mon squat. Il fait beau. Direction Jaco. 

Ici c’est gringoland. Tout est en anglais. Plein de trucs à vendre. Plein de trucs clairement destinés aux touristes. Le pays en entier semble colonisé. Pas très plaisant.


Je zappe Jaco, qui a l’air d’une station balnéaire à vomir. Je me contente de voir les verrues sur l’horizon.


Je roule lentement mais avance quand même. Je crois beaucoup de cyclistes, gringos et autres. Je me fais doubler par un rouleur sur un vélo de contre-la-montre. J’essaye de m’accrocher mais il va vite et j’ai pas envie de forcer…aurevoir l’ami.

Poubelles: inexistantes.

J’arrive dans des palmeraies. Y’en a sur des kilomètres. En ligne droite. Je compte pas les palmiers.


Drôle d’odeur en passant à côté de l’usine de transformation.


11h30 environ, je m’arrête pour une pause bouffe à Quebos. Finis les restau, ici c’est cher: sardines et cacahuètes. Un iguane s’enfuit dans l’herbe devant moi.


Je cause avec un américain qui vient au Costa Rica depuis 35 ans et qui va prendre sa retraite ici, parce que c’est moins cher. Ah le capitalisme…

Je repars après une petite pause internet. Une fois la panaméricaine rejointe, c’est encore palmes-palmes-palmes.


Heureusement il y a quand même quelques ponts et vues sur la mer qui brisent la monotonie.



J’achète une petite glace, de l’eau et des bananes dans un « mini super » qui a une chaine hifi qui crache du gros reggae en espagnol vers la route. Plutôt sympathique, ça change de la musique latino classique.

Même pas 16h et je suis tanné. Je repère un camping sur ma carte, dans un village de plage. Un peu bizarre: c’est au-dessus de chambres d’une auberge, et sous le toit. Camping à l’étage. 4000 colones soit 10$. Pas envie de chercher plus. Je monte le vélo au camping. Un étage d’escaliers, plutôt facile comparé au Mombacho.

Douche et tour sur la plage. J’arrive pile pour un beau mascaret remontant la rivière. Pas facile à photographier par contre.




Bonne nuit à l’étage.

Strava: https://www.strava.com/activities/1107784002/shareable_images/map_based?hl=en-US&v=1501365718

Dimanche 2 Juillet 2017: Costa Esmeralda y doble semi remolque (San Pablo, VER – Villa Rica, VER)

Belle journée commencée un peu tard: pluie au réveil. Bien dormi, pas de clébard et les fourmis étaient occupées par les serviettes imbibées de bouillon renversé hier. Seul bémol: les grondements de frein moteur « Jacob » dans la descente voisine. Européens, imaginez une Harley sans pot d’échappement qui fait le plus de bruit possible, multipliez par 4 pour obtenir un V8 de camion américain, et voilà. Nico, je te laisse expliquer le principe en commentaire, si tu lis cet article.

Sur la route vers 9h. La pluie s’ est arrêtée. Il fait gris et l’humidité et la température sont supportables. Je ferme même mon maillot à un moment, c’est dire.

C’est dimanche matin mais la route est quand même active. Je partage avec des putain de doubles semi-remorques de merde. Deux remorques d’affilée sur des routes pareilles, on n’a pas idée. 

Statistiquement je dirais environ une moitié des conducteurs de ces saloperies sont soit incompétents soit égoïstes au point de ne pas considérer la vie des autres. Plusieurs sont patients et attendent un moment propice pour dépasser. D’autres en ont rien à foutre et font déjà beaucoup (dans leur tête) en klaxonnant ou mettant un coup de Jacob avant de manquer de me rouler dessus.

L’arrière des double-monstres dit « attention, double semi remorque »…mais c’est sur le volant que ça devrait être marqué,  bordel.

Bref. Encore des saloperies. Fourmis, chiens errants et conducteurs de double-semis fous: allez chier.

Bosses jusqu’à rejoindre la Costa Esmeralda, zone balnéaire où le trafic est un peu plus modéré par des « topes », dos d’âne où la mort est certaine s’il est franchi à plus de 5 km/h. Hotels et pizzerias pour gringos. Je m’arrête pas pour du wifi, les conditions sont bonnes, j’ai même une petite brise avec moi.

Un petit raccourci me permet de court-circuiter une quinzaine de kilomètres de la grosse route. Par contre y’a aussi quelques kilomètres en galets, bonjour la misère. 

Pause à Emilio Carranza pour manger. La fermeture de mon maillot ne veut rien savoir. Bedaine pour tout le monde. Pas super classe.

Je reprends la route pour une cinquantaine de bornes: vers 16h je tombe sur un site archéologique. Faut grimper, mais comme dit l’autre, doit y avoir une belle vue, de là-haut.

Ça valait le coup. J’arrive à la fermeture et le mec me dit de dégager. Je lui dis que je suis monté en vélo. Un couple prend ma défense et finalement je peux faire un petit tour rapide. Muchas gracias amigo y amiga.

En redescendant je tombe sur Pedro, du site archéo, qui ferme la porte. Je lui demande où je pourrais camper par ici.

Il m’emmène au restau de plage de sa femme dans le petit village balnéaire du coin. Bon, y’a pas grand place, plein de monde autour…j’aime pas l’endroit. Mais j’ai pas envie de chercher plus loin. Et qui dit plage dit douches.

Je me prépare à aller à la douche. Maillot rose ouvert, bon plan pour attirer des homo en rut: un mec me drague. No gracias amigo, disculpame.

Douche, restau avec Pedro (un peu cher, prix plage j’imagine), tour dans le bled pour ne pas trouver de wifi, montage de tente.

Bonne nuit a la playa.