Vendredi 4 Août 2017: Ocu, Macaracas, etc (Santiago – Chitre)

Journée assez intense.

Je pars de Santiago vers 7h30, mon cuissard sent bon, tout propre de la lessive d’hier. Assez rare pour être signalé. 

Un peu de grosse route puis je tourne à droite pour un nouveau détour panaméen. Je prends un chemin qui coupe vers Ocu. 

Plutôt bon dans un premier temps, puis assez rugueux…et surtout, un passage à gué assez intense. Je passe à pieds en ayant enlevé mes chaussures (floc-floc toute la journée et à chaque coup de pédale, si je peux éviter, j’évite). J’ai de l’eau jusqu’aux genoux, les sacoches trempent dedans. Elles sont pour la plupart percées…mais l’essentiel de mes affaires semble avoir survécu.

Ocu. Je relubrifie la chaîne et pars à l’assaut vers Las Minas, montée de troisième catégorie selon Strava. De bonnes bosses et un bout final vers 10-12%. Allez, on pédale!

Las Minas. Encore un peu de montée après le village, puis la route est en dents de scie, montées-descentes relativement brèves mais intenses à travers le joli paysage cabossé et défriché du Panama.

C’est vraiment beau comme coin, mais j’ai pas pris beaucoup de photos, la plupart du temps occupé à en chier en montée ou faire attention aux nids-de-poule en descente.

Je pousse jusqu’au bourg de Macaracas pour pique-niquer avec une boisson fraîche. Je cause vite fait avec quelques villageois-e-s intrigué-e-s.

Encore 40 km pour arriver à Chitre. Les dents de scie sont très émousées ici, c’est presque reposant.

Chitre: panaderia et glace. Hotels hors de prix. Je filtre de l’eau et sors de la ville.

Ah tiens, un « familiar hostel » qui n’était pas sur ma carte. 50 $, tu parles…

Je vais voir un peu plus loin, mais ne trouve pas de chemin pour atteindre le belvédère indiqué par mon GPS. Les pâtures et champs sont clôturés et verrouillés. Le chemin est merdique.

Bon. Il se fait tard, passé 18h, le soleil va se coucher et je sens venir la galère. Je retourne au hostal hors de prix et demande pour y camper. Je rencontre Aldo, italo-panaméen dont les quatre grands-parents viennent de quatre pays différents (Italie, Panama,  Espagne, et je sais plus). Il appelle la personne responsable. Finalement je paye 10 $ pour le camping grand luxe avec toit, douche, électricité, et internet intermittent.

C’est collé à la route et y’a des chiens par contre…

Un peu plus tard je rencontre Mario, québécois marié à une panaméenne installé ici depuis 7 ans, qui gère l’endroit. On cause. J’espère lui faire réaliser que « les éoliennes sont une cause majeure de mortalité d’oiseaux » est une idée fausse et que la majorité des oiseaux sont tués par collision avec une vitre ou un vroum-vroum. Il m’offre une bouteille d’eau, du Powerade et le nouveau testament en anglais et espagnol. De la lecture pour le bateau. Merci Mario!

Bonne nuit confortable, mais potentiellement bruyante.

Strava: https://www.strava.com/activities/1118734805/shareable_images/map_based?hl=en-US&v=1501952417

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