Mercredi 26 Juillet 2017: Adios, Nicaragua (Santa Cruz – Liberia)

Réveillé avant le soleil. Plutôt bien dormi. Les chiots trifouillent les sacs de mes compères et la tente pendant que je remballe.


Ils prennent ensuite un repos bien mérité, alors que je fais mes adieux.


En route! Je bourre pour essayer d’attraper le traversier de 8h. J’arrive à temps…mais en fait y’a pas de traversier avant 9h. Attente: wi-fi en buvant un jus.

Sur le bateau je rencontre Hein et Mariet (orthographe incertaine) couple de hollandais sympa. On cause et la traversée passe super vite.

10h20, on roule! Direction le Costa Rica. Je passe par des parcs éoliens du Nicaragua. 


Il y a d’ailleurs un peu de vent, je misère. J’arrive quand même à la frontière vers midi trente. Des kilomètres de camions attendent pour passer.

Un escroc tente de me faire un faux papier d’immigration au Costa Rica (le papier de renseignements à remettre au douanier). Il dit qu’il le fait pour 20 $ au lieu de 35 alors que le papier en question est évidemment gratuit. Il insiste pour avoir mon passeport en agitant son faux badge. Il est même pas proche d’un bureau officiel. Au moment de lui donner mon passeport je l’envoie chier.

Je liquide mes derniers cirdobas en biscuits et chips.

Tamponnages de passeport sans encombre, ça va vite. Heureusement que je suis arrivé avant le bus qui remplit la salle d’entrée au Costa Rica d’un seul coup.

13h15, me voilà au Costa Rica!

Il fait gris et pleuviote. Fraîcheur appréciable.

Liberia est à 60 km. On se sort les doigts du cul et on pédale pour arriver avant la nuit. Chips et biscuits comme repas de midi.

La route est toute neuve.


17h: je suis à Liberia. Bien joué!

Les hôtels sont hors de prix, je me rabats sur une auberge de jeunesse, 11 $ la nuit, ça ira. Je suis tout seul dans mon dortoir, pour l’instant.

Bonne nuit de jeunesse!

Strava: https://www.strava.com/activities/1103420772/shareable_images/map_based?hl=en-US&v=1501123788 et https://www.strava.com/activities/1103420913/shareable_images/map_based?hl=en-US&v=1501123800

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Mardi 25 Juillet 2017: cascade et tour avorté (pas bougé)

(Article rapide, la lumière attire les insectes sur/dans la tente)

Deuxième journée sur l’île Ometepe avec Arnaud et Jérémie. 

Levé tôt, réparations et entretien divers. Tente de moins en moins fiable (arceau fendu).

On part vers 10-11h avec comme objectif la cascade San Marcos, et faire le tour du volcan Maderas à vélo. 

On a vu la cascade, super malgré le festival de gringos en moto et autres quads et 4×4. Puis on est redescendus et on a attendu un moment à la comedor du coin avant de manger.

Finalement on en est sortis bien trop tard pour finir le tour du volcan. Et le chemin était sacrément pourri, alors demi-tour. On campe pas loin de la plage pour 2$. Demain je reprends la route.

Bonne nuit!

Lundi 24 Juillet 2017: Maderas (pas bougé)

Journée de randonnée pédestre pour gravir le volcan Maderas.

Une bonne quinzaine de kilomètres de crapahutage dans la forêt tropicale. Singes hurleurs, bestioles diverses, super. Bonne ambiance avec Arnaud, Jérémie et Imane. 

On est partis un peu tard mais on s’ en est bien sortis. Bien chaud en bas, grosse sueur. Bien frais dans le cratère du volcan. 

Photos en vrac:

Pétroglyphes qu’on sait pas s’ils sont vrais:

Punaise aux couleurs complètement folles:

Jungle et homme des bois:
Singes hurleurs (en haut de l’arbre):

Araignée​ sauteuse:

Gros arbre:

Gringos au pied dudit arbre:

​Vue magnifique sur le volcan Concepcion:

Bousier qui roule sa boule:
Jungle:

Galériens en montée:
Vue:
Vue en redescendant:
Termitière:
Singe hurleur:
Bananes:
Poubelle artisanale:
Gecko:
Pas habitué à marcher, je suis bien mort. Bonne nuit les jambes lourdes.

Dimanche 23 Juillet 2017: connerie, camion, bateau (Granada – Santa Cruz)

Journée de n’importe quoi.

Départ à 6h45, j’ai rendez-vous avec les autres pour prendre le bateau à midi à 71 km de là. 

Sauf que sur la route il y a un volcan auquel on peut monter par une route. Je tente ma chance à l’entrée normale. Je parlemente mais le mec veut rien savoir. Pas possible, qu’il dit. « Pas possible, oui », réponds-je en relançant le vélo. 

500 mètres plus loin le mec me rattrape à moto. Pas très content, il me dit qu’il risque de perdre son boulot s’ il me laisse passer, etc. Conneries.

Là, j’aurais dû me dire « bon tant pis » et filer vers le bateau. Mais non.

Je prends l’autre chemin sur ma carte. Au début ça va. Puis ça se corse.


Je continue en poussant le vélo Ça se corse encore.


Je monte en crabe: vélo perpendiculaire à la pente, soulève l’avant, puis l’arrière,  puis recommence. Connerie. Mon GPS dit que je suis à 650 m du sommet à vol d’oiseau.


Je suis en grosse nage. Mes pieds sont comme après une grosse pluie.


Ça passe plus avec le vélo chargé. Je monte avec trois sacoches et laisse le vélo là. Connerie.

Cul de sac. Trop pentu. Jungle. Plantation de café. Au moins c’est beau.


Je suis tombé plusieurs fois, me suis vidé de mon énergie, ai perdu des heures, et surtout ai risqué de me faire attendre par  Arnaud et Jérémie…pour rien.

Je redescends, galère aussi. Je bourre vers le bateau et me résigne à faire du stop pour réduire un peu mon retard.

Jose Manuel m’embarque en camion pour une quarantaine de kilomètres. Merci l’ami.


Au moment de descendre un mec me harcèle. Il pue l’alcool et veut du fric pour avoir un peu aidé à sortir le vélo de la benne du camion. Mon camionneur reste le temps que je sois prêt à partir. Encore merci.


J’arrive et ne trouve personne. Je pense que les amis sont partia mais en fait ils sont dans le bateau à quai…celui que je décide de ne pas prendre pour pouvoir souffler un peu. Connerie.

Traversier. Super vues.






Je bourre pour rejoindre les autres avant la nuit. Mission accomplie. Papillon pour fêter ça.

Bonne nuit insulaire.

Strava: 

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Samedi 22 Juillet 2017: Masaya, Apoyo, Granada (Managua – Granada)

Super journée!

Strava: https://www.strava.com/activities/1096732808/shareable_images/map_based?hl=en-US&v=1500767938 et https://www.strava.com/activities/1096732968/shareable_images/map_based?hl=en-US&v=1500767949

Je pars vers 7h. Managua est encore relativement calme.


Je fais la course implicite avec des autres cyclistes. Par contre j’ai aucune chance de suivre les rouleurs sérieux sur le faux-plat sortant de la ville.

Je me pointe à l’entrée du parc national du volcan Masaya. Ça ouvre à 9h, il est avant 8h. J’espérais que les gardes me laisseraient monter au volcan avant l’ouverture à vélo. Mais la règle dit que non, on monte pas à vélo, il faut monter en vroum-vroum avec chauffeur, et après l’heure d’ouverture.

Je quitte en les envoyant chier dans ma tête. Je regarde ma carte un peu plus attentivement et trouve un petit chemin.

C’est parti. J’ai une heure avant l’ouverture pour monter, m’ébahir et redescendre.

Bel effort. C’est pas très haut mais une bonne montée quand même. Mais quel spectacle! Et pour moi seul! Étant dans l’illégalité la plus totale je suis pas supertranquille, mais au fond je fais rien de mal. Et je suis bien content. C’est magnifique. Ça et le défi cycliste en plus.


Ma roue arrière frotte méchamment, voilée. Je corrige grossièrement avant de redescendre. Me rerevoilà sur mon petit chemin, il ne peut plus rien nous arriver maintenant. Allez chier, lois à la con. J’ai vu le volcan sur mon vélo, nananère.

Je repasse à l’entrée du parc national. Je paye les droits d’entrée en disant que je suis monté par un chemin secret. Le gars finit par comprendre mais dit trop rien. Je file.

J’ai toute la journée pour rejoindre Granada, à 30 km. Allons faire quelques détours.

Je fais la tour de la lagune Masaya.

Le chemin est de plus en plus pourri et vraiment dur par endroits, pour moi comme pour le vélo. 

Je me vautre sur un petit bout sablonneux. Rien de grave mais ça fait jamais plaisir.

Plage triste.

Grosse montée jolie, puis chemin vraiment accidenté pour rejoindre la ville de Masaya. Je voulais en chier un peu, eh bien voilà. 

Internet et comedor à Masaya. Je goute la banane plantin autrement que frite en rondelles, trop bon.


Autre détour avant Granada: le chemin surplombant la lagune Apoyo. Magnifique vue sur la lagune, et le lac Nicaragua. Sur le coup je pense que le Nicaragua se classe second derrière la Norvège. 


Je descends et Granada. Tour en ville.

Je me trouve une piaule et ai des nouvelles d’Arnaud après manger. On se retrouve, ça fait bien plaisir. On va passer quelques jours sur l’île d’Ometepe ensemble.
Bonne courte nuit.

Vendredi 21 Juillet 2017: me gustas tu, Nicaragua (La Queseria – Managua)

Strava: https://www.strava.com/activities/1095067633/shareable_images/map_based?hl=en-US&v=1500682245

Journée tranquille au Nicaragua. 

Je quitte mon école à 6h45. Passé une bonne nuit, plutôt tranquille.


C’est parti pour une centaine de kilomètres sur de belles routes pas trop passantes. Super asphalte. Supers horizons volcaniques. Pas trop chaud. Pas trop de monde partout, c’est la campagne.


Bref ça contraste vachement avec les derniers jours. Je chantonne peinard sur le vélo, sans me faire insulter de gringo (parce que oui, je pense que dans un sens c’est une insulte…c’est un peu l’équivalent de « negro » mais pour les blancs, non?) ni gueuler dessus. Ça fait du bien.
Et les volcans, ah, les volcans! C’est beau. J’aime les volcans, depuis l’enfance. J’avais même un super déguisement de volcanologue, j’en avais déjà parlé quand j’écrivais à propos de l’Etna, il me semble. Ou pas. 

Sur ma carte il y a un complexe géothermique. Je cherche vite fait sur le net si ça se visite…on dirait que non. Pas de détour. Pendant ce temps une chenille traverse tranquillement l’océan de macadam.

Pause ravitaillement, internet et quesitos. Situation gastrique stable permettant d’ingérer un peu de gras.

Ah, un belvédère! Belle vue sur le la Managua, le Momotombo et le Momotombito.


Je retrouve aussi quelques gringos qui m’ont doublé sur la route. Un couple d’anglais et leurs enfants visitant des amis, et quatre joyeux drilles, Felix de Koblenz, Alex de Paris et les deux autres dont j’ai oublié les noms (sorry guys :/) dans un combi VW un peu pourri, Poncho. Jasette.

Je repars avant eux et quelques minutes plus tard, me voilà dans leur sillage. Ça tombe bien j’avais le vent dans le nez et la route vers Managuase fait un peu moins plaisante à l’approche de la ville.


Ils me laissent un peu avant la ville. Je les redépasse alors qu’ils se font racketter par la police. Puis je les retrouve dans le trafic.

Managua, je tombe sur Wal-Marde. J’y trouve entre autres du beurre de peanut local, peu trafiqué. Merci, capitalisme.

Pause internet, je me trouve un hôtel pas trop cher. Panaderia et j’y vais. 

La visite de Managua, ce sera une autre fois peut-être: demain je vais voir le volcan Masaya et retrouver Arnaud, si tout va bien.

Bonne nuit dans la grosse ville.

Jeudi 20 Juillet 2017: Nicaragua, me voilà (San Fernando – La Queserita)

Belle journée transfrontalière.


​Petite lubrification de chaîne et je quitte le bunker climatisé. Plutôt bien dormi.

Direction est, j’ai le soleil dans l’oeil. Ça tape!

Horribles chantiers sur les premiers kilomètres. Routiers impatients et/ou incompétents. 

Je roule dans du goudron frais sur un des chantiers. J’en sors avec les pneus recouverts, les sacoches et les mollets tachés. Pas fort…

Je mange de la poussière soulevée par le trafic. Une couche de plus pour le cancer!

Choluteca: joli petit pont. Le reste je zappe.

La route est de plus en plus pourrie. Ça donne un festival de cons qui roulent à gauche et pour qui klaxonner donne tous les droits, de slaloms et autres évitements de justesse. Ça calme un peu le trafic aussi, c’est déjà ça. 

D’ailleurs, la route traverse des fois des zones un peu moins denses dans lesquelles je peux apprécier quelquessecpndes de silence. Ah que ça fait du bien!

J’arrive en vue de la frontière un peu avant midi. J’ai 150 lempiras à dépenser: double ration dams une « comedor », petit restau maison. Le reste sera pour de l’eau fraîche et des biscuits.

Je sors du Honduras le lendemain de mon entrée. Derrière moi dans la file, un couple de gringos allemands. Regards complices.

Je passe le pont. ¡Bienvenidos a Nicaragua!

Je me rends au bureau de l’immigration. Y’a plein de monde. Et une file pour les gringos. (Pour de vrai.)

J’attends derrière un américain qui a 263 passeports à faire tamponner. Ça prend une éternité. Derrière moi arrive une gringa. Puis les allemands.

La salle est maintenant vide, à part la file de gringos. C’est dire si ça a pris du temps. À mon tour, enfin! Quelques questions du préposé. Puis il s’en va avec mon passeport. Il revient en disant qu’ils vont faire des vérifications. Bordel.

Au tour de la gringa, qui s’avère canadienne de la côte ouest et qui voyage en van. On cause un peu, avec les allemands aussi. Eux sont en sac à dos.

Environ 2637 minutes plus tard mon passeport revient. Je me fais soutirer 12 $ comme tous les gringos, et c’est parti. 

Je fais encore ume file pour retirer du cash, et en route. Il est environ 13h45, tout le passage de la frontière m’a coûté environ 1h30. Objectif Leon, 93 km dit le GPS, je peux y être avant la nuit. Hop.

Je pousse un peu. Conditions pas mauvaises. Volcans à l’horizon. C’est plutôt sympa comme coin, et peu dense.

Les volcans se font de plus en plus gros. C’est beau.

Il y a quelques nuages menaçants. Le vent se lève. Je suis bon pour un bon gros grain.

Ça fait du bien de se faire rincer, j’étais sacrément salé. Seul problème: l’odeur insupportable de ma mousse de casque, qui descend de mon front avec la pluie ruisselante. J’enlève le foutu casque.

Le vent est complètement incompréhensible dans cet orage. J’en profite un peu, après qu’il m’ait freiné sur quelques kilomètres. 

La foudre tombe vraiment souvent. Super éclairs! 

Je tente de prendre la route la plus courte pour Leon, une piste de 21 km entre les volcans. Manque de bol c’est aussi le lit du torrent de ruisselement. Je laisse tomber et retourne sur la grand route.

La pluie recommence. Il est presque 17h, Leon est à genre 50 km. Pas envie de pousser et finir la nuit. Ah tiens, une école en travaux!

Je m’abrite et demande aux gars si je peux camper là. Je sais pas ce que dit la diplomatie française et/ou si c’est sécuritaire mais tant pis, pas le choix de toutes façons, le premier hotel est à des kilomètres. Je suis un peu limite niveau bouffe aussi, mais ça ira.

Pas de problème selon les gars, je peux passer la nuit ici. Ils ont même de l’eau que je peux filtrer. Merci les gringos.

On cause un peu. Ils sont peintres et repeignent l’école. Je demande s’il y a école demain, ils me disent que oui, à 7h. Mais il y a dû avoir un malentendu, vu l’état du truc je pense pas que des écoliers aient cours demain à 7h. Bref, je me tirerai à 6h45 quand même. 

Bonne nuit scolaire!

Strava: https://www.strava.com/activities/1094932537/shareable_images/map_based?hl=en-US&v=1500672142