Vendredi 16 Juin 2017: Betty (Fullerton, LA – Niblett’s Bluff, LA)


(Dans les oreilles: Parabellum)

Belle journée en Louisiane.

Pas d’attaque d’insecte cette nuit. Dormi avec le toit replié pour survivre à la chaleur.

Routes pas super en général. Beaucoup de lignes droites à travers forêts surexploitées, bayous, marais. Conducteurs patients dans l’ensemble pour les rares fois où le dépassement à pleine vitesse dans la voie de gauche ne peut avoir lieu.

Bibliothèque de DeRidder: trois petites mamies m’assaillent. Jasette classique. Betty m’invite à manger quand elle apprend que je ne suis pas passé par Lafayette et le pays cajun. Elle m’attend pendant que je règle les habituelles affaires bloguesques et autres internets.

On va au restau local, Cecil’s. On jase d’un peu tout. La bouffe est super, franchement bonne surprise. Même les trucs frits, dont je ne rafole pas à la base, sont vraiment bons. J’ai pris un « Crawfish echauffee », en gros du riz et une poêlée d’écrevisses en sauce un peu épicée.

Betty veut pas être prise en photo, mais si la bouffe est sur la photo ça va. Contrejour majeur, mais au moins j’ai un petit cliché de ma bienfaitrice.

Betty a 85 ans et a décidé il y a une semaine de quitter le foyer pour retourner vivre chez elle encore quelques années. Elle accélère un peu fort à chaque stop, difficile de garder le contact à vélo.

Petit froid quand elle comprend que je vais passer par le Mexique. D’un coup son regard a changé, d’un ton joyeux au désespoir et à la tristesse de ne jamais me revoir.

Betty a donné internet à sa petite-fille, mais elle veut bien que je lui envoie l’adresse du blog par la poste. Note: écrire une super lettre à Betty en Colombie ou au retour.

Je serai dans ses prières. Elle me demande si je crois en la prière, on a pas trop parlé religion mais je crois qu’elle a capté mon point de vue. Je réponds poliment que je crois que chacun peut faire un peu pour changer le monde. J’aurais dû lui dire qu’avec des rencontres comme elle, j’ai pas de prière à faire.

Bref, sacrée petite mamie. Salut, Betty, blessings aussi.

Bon c’est pas tout ça, mais faudrait avancer un peu. Roule. Fait chaud. Pulvérisateur à fond. Plein d’eau à chaque bled. Esquimau aux OGM. Une madame me file de l’huile à mouche 25% DEET en voyant mes jambes plein de piqûres. Hier une saloperie non-identifiée m’a piqué plus de 10 fois sur la rotule gauche.

La madame du corner store de Fields est un peu sur le cul quand je lui dis d’où je viens et où je vais. Pour changer.

Ouah, un alligator mort au bord de la route. Pas petit, celui-là! 

Je finis par arriver au camping. Mal aux pieds. Fatigué quand même, chaleur, et j’ai oublié de le mentionner, vent dans le nez toute la journée. Le gars de l’accueil me dit que pour une nuit et une tente, c’est gratos. Ça me va.

Un gamin chasse des jolis canards. Des libellules virevoltent.

Pâtes aux beans, sacré contraste avec ce midi.

Bonne nuit quasitexane.

Strava: https://www.strava.com/activities/1041099369/shareable_images/map_based?hl=en-US&v=1497715312

29-30 Juin 2014: une glace à Lancaster

Lancaster, petit bled proche de la frontière entre le Québec et l’Ontario, a un super bar à glaces: La Crema. Je m’y étais arrêté lors de mon Kingston-Montréal en tandem avec Éole ce printemps. Vue la température de ces derniers temps, on avait bien mérité une petite coupe…en carton, certes, mais superbonne quand même. Voir même vraiment trop bonne!

Au départ de Montréal et en rentrant par le canal de Beauharnois, ça fait une boucle d’environ 220 km. Avec un petit camping-moustiques sur le chemin, on était bien.

Remarquez le volume des sacoches, pleines de croustilles-poubelles. C’était le jour: deux pharmacies (oui, les pharmacies vendent des chips, ici) avaient leurs poubelles pleines de chips. Mais pleines-pleines, genre, 80% du volume de la poubelle était rempli de sacs de chips.

Bref, on en a ingurgité, des calories.