Jeudi 1er Juin 2017: Elk et Charleston (Frametown, WV – Ruth, WV)

(Dans les oreilles: Charly Fiasco)
Nuit un peu agitée, orage et passage d’animaux sur la voie.

Sur la route à 7h30. Je veux soit dormir à Charleston si mon hôte Warmshowers me répond, soit camper de l’autre côté de la ville. Alors on se sort un peu les doigts du cul, on oublie les petites douleurs et on appuie sur les pédales. 

Je longe la Elk River. Joli cadre si on met de côté les vieilles roulottes pourries, les trucs qui ont cramé, les épaves de bagnoles en tous genres dans les cours. 

12h30: 100 km au compteur. Bouffe à l’ombre d’un arbre. Fait beau.

Je reprends la route, presque rendu à Charleston. La ville m’absorbe.

Premières impressions: comme dirait l’autre, « astie qu’c’est d’la marde », Charleston. Un enchainement de parkings de merde, que des trucs laids, des grosses artères horribles. 

Le capitole et le marché, et les quartiers résidentiels traversés, font remonter un peu la ville dans mon estime.

Tout est relatif: au marché de la capitale de l’état (quand même pas rien), y’a pas UN fromage fait dans ledit état. Putain de pays…

Je me tape la voie rapide 119 pour aller chez Cabela’s, magasin de plein air qui aurait une doublure de duvet, la mienne étant un ensemble de trous et déchirures tenant ensemble par quelques fils.

Pas d’alternative à cette grosse route dégueu. L’horreur. Heureusement ça roule pas trop-trop vite et y’a un accotement décent. 

Cabela’s assure, au moins j’ai ma doublure. Merci Claudia de m’avoir trouvé ce temple de la consommation campeuse.

Cerise sur le gâteau: pas vu de bac de recyclage de la journée. Seulement les trucs pour les cartons. Bref je crois qu’il y a pas de tri sélectif ici. Ma vieille chaîne a fini à la poubelle.

Roulottes pourries, 0% incitation aux transports actifs (j’ai même vu un mec aller à sa boîte aux lettres en bagnole), pas de fromage, pas de tri. Qu’est-ce que je fous ici, au fait?
Au moins je suis peinard en forêt, à côté d’un petit ruisseau où la trempette a été bien rafraîchissante. Bonne nuit dans le plus beau pays du monde.

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Mercredi 31 Mai 2017: Europe, sauvetages (Clarksburg, WV – Frametown, WV)













Orages nocturnes. Pluie du matin. Premiers mots de la journée après avoir fait la traditionnelle grasse mat’: « ah bah merde il fait beau en fait ». Tout est trempé mais grand ciel bleu. 

Mal au genou gauche. Remonte la selle. Balance un peu de poids inuile. Roule lentement.

Petites routes sympa, une voie de large tournicotant dans les vallées champêtres, à l’européenne. Génial: quasi pas de trafic. Et les américains qui s’aventurent sur ces routes ont tellement peur qu’ils roulent à 30.

D’ailleurs, encore chapeau aux motoristes. Sur les grosses routes, des fois je les trouve carrément laches tellement y’a la place de dépasser mais ils y vont pas.

Fait traverser la route à 3 tortues dans la matinée, dont une qui a même pas eu peur.

Serpent mort au bord de la route. Trop beau bestiau, dédicace à Arnaud!

Pause bouffe à Burnsville. La ville qui brûle ou la ville des Burn?

Sympathique barrage à Sutton.

Poubelles: le camion vient de passer mais je trouve des bananes et une boîte de beans qui sont restés dans le bennes.

Changement de chaîne pour Tornado.

Voie ferrée désaffectée le long de la Elk River. Quelle tristesse! Mais ça fait un spot tranquille pour camper et des photos cool.

N’empêche que si un train venait à passer ce serait pour le moins surprenant et impressionnant: je suis à 2 m de la voie.

Bonne nuit ferroviaire.