Dimanche 6 Août 2017: folie (El Valle – Altos del Maria – Punta Chame) 

Journée vraiment dure.


Tout commence relax: je laisse les affaires au camp et me fais une petite rando pour aller voir la cascade et le point de vue pas loin. Ça valait le coup, et j’ai aussi vu un nid de colibri (que j’ai bien sûr pas trouvé tout seul).

Relax encore: je fais quelques menues  réparations avant de partir, vers 10h.

Direction Sora. Pas très loin sur la carte, mais ça va monter, vue l’allure de la route.

Jamais vu ça. Un truc de fous. TRÈS dur. Un enchainement de murs à plus de 20%. Hallucinant.

Ça commence par monter à Altos de Maria, que naïvement je pense être un petit village, mais qui s’avère être un village de gringos aux grosses baraques perchées dans la montagne et seulement accessibles en grosse bagnole. 

Pour y arriver depuis El Valle, il faut franchir une route de malade. Très pentue (plus de 25%), j’ai dû descendre de vélo, humide et poisseuse. Le vélo et les pieds glissent, dangereux.

Bref j’en chie un maximum. Puis j’arrive à une putain de guérite de sécurité. Le garde ne veut eévidemment pas que je passe. Heureusement j’attrape un résident au vol alors qu’il franchit le portail. Il signe pour moi le formulaire de visiteur. Et coïncidence, sa femme et lui sont de Brossard, sur la rive sud de Montréal. 

Merci Mike et toute la rive sud, donc. Je peux maintenant traverser cet enfer.

Les murs de malade continuent, entre les terrains et les grosses maisons. Heureusement il ne fait pas trop chaud.

J’ai passé le col, ou un col en tous cas. Descendre les murs c’est presque pire que les monter, en fait. Le vélo souffre. Les jantes surchauffent. Et boum, crevaison à l’arrière: le fond de jante n’a probablement pas apprécié la chaleur. Je répare. 

Rebelote dans la descente-chute libre suivante. Fait chier. Par chance cette fois je suis à côté d’un ruisseau, je filtre de l’eau, me rince et me lave les mains, ça fait du bien.

Ça continue. Route la plus dure de ma vie. Le mont Mégantic me semble ridicule. Je relativise toutes les autres cotes. 12% c’est des vacances.

Belvédère. Il est 14h, je pique-nique face à la vue et avec les cigales. 

Encore un peu de galère et j’atteins enfin Sora. Ça descend, un peu en dents de scie mais quand même. 

Je rejoins la grosse route panaméricaine, je suis presque content de la retrouver. Ravitaillement puis je m’engage dans un cul-de-sac de 25 km vers Punta Chame.

Jolie petite route droite qui finit dans les dunes, où je campe présentement. Machate Kites, école de kitesurf, m’accueille. Y’a plein de moustiques et autres petites saloperies qui piquent. Je me noie dans ma sueur malgré le toit de tente à demi replié. Pourvu qu’il ne pleuve pas cette nuit.

Bonne nuit quand même! 

Strava: https://www.strava.com/activities/1122074020/shareable_images/map_based?hl=en-US&v=1502127365

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Dimanche 23 Juillet 2017: connerie, camion, bateau (Granada – Santa Cruz)

Journée de n’importe quoi.

Départ à 6h45, j’ai rendez-vous avec les autres pour prendre le bateau à midi à 71 km de là. 

Sauf que sur la route il y a un volcan auquel on peut monter par une route. Je tente ma chance à l’entrée normale. Je parlemente mais le mec veut rien savoir. Pas possible, qu’il dit. « Pas possible, oui », réponds-je en relançant le vélo. 

500 mètres plus loin le mec me rattrape à moto. Pas très content, il me dit qu’il risque de perdre son boulot s’ il me laisse passer, etc. Conneries.

Là, j’aurais dû me dire « bon tant pis » et filer vers le bateau. Mais non.

Je prends l’autre chemin sur ma carte. Au début ça va. Puis ça se corse.


Je continue en poussant le vélo Ça se corse encore.


Je monte en crabe: vélo perpendiculaire à la pente, soulève l’avant, puis l’arrière,  puis recommence. Connerie. Mon GPS dit que je suis à 650 m du sommet à vol d’oiseau.


Je suis en grosse nage. Mes pieds sont comme après une grosse pluie.


Ça passe plus avec le vélo chargé. Je monte avec trois sacoches et laisse le vélo là. Connerie.

Cul de sac. Trop pentu. Jungle. Plantation de café. Au moins c’est beau.


Je suis tombé plusieurs fois, me suis vidé de mon énergie, ai perdu des heures, et surtout ai risqué de me faire attendre par  Arnaud et Jérémie…pour rien.

Je redescends, galère aussi. Je bourre vers le bateau et me résigne à faire du stop pour réduire un peu mon retard.

Jose Manuel m’embarque en camion pour une quarantaine de kilomètres. Merci l’ami.


Au moment de descendre un mec me harcèle. Il pue l’alcool et veut du fric pour avoir un peu aidé à sortir le vélo de la benne du camion. Mon camionneur reste le temps que je sois prêt à partir. Encore merci.


J’arrive et ne trouve personne. Je pense que les amis sont partia mais en fait ils sont dans le bateau à quai…celui que je décide de ne pas prendre pour pouvoir souffler un peu. Connerie.

Traversier. Super vues.






Je bourre pour rejoindre les autres avant la nuit. Mission accomplie. Papillon pour fêter ça.

Bonne nuit insulaire.

Strava: 

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