Mardi 8 Août 2017: Canal y Ciudad de Panama

Journée de repos à Panama.
Strava: https://www.strava.com/activities/1124008454/shareable_images/map_based?hl=en-US&v=1502234946 et https://www.strava.com/activities/1124008605/shareable_images/map_based?hl=en-US&v=1502225271


En gros j’ai:

  • Fait quelques courses de pré-bateau.
  • Fait changer les billes de mon roulement de roue arrière. Avis: je prends les dons pour un moyeu White Industries de qualité. 
  • Refusé de payer 15 $ pour le centre de visite de l’écluse de Miraflores, donc pas vu grand chose du canal. Je trouve ça vraiment abusif de presser les citrons-touristes alors que le canal rapporte des millions. 
  • Monté la colline locale (Cerro Ancón) en 5 minutes 33.
  • Exploré le réseau cyclable côtier de la ville. Tout neuf et vraiment super. 
  • Vomi dans ma bouche entre les tours d’hôtels et appartements de luxe de merde. Puis tout recraché sur un Porsche Cayenne.
  • Évité de faire le coup de la merde dans le papier journal enflammé au concessionnaire Ferrari local.
  • Pareil chez Gucci et autres saloperies.
  • Pris un peu la flotte sous un orage.

Demain je roule vers Puerto Lindo. Dernière étape en Amérique Centrale. 

Dimanche 6 Août 2017: folie (El Valle – Altos del Maria – Punta Chame) 

Journée vraiment dure.


Tout commence relax: je laisse les affaires au camp et me fais une petite rando pour aller voir la cascade et le point de vue pas loin. Ça valait le coup, et j’ai aussi vu un nid de colibri (que j’ai bien sûr pas trouvé tout seul).

Relax encore: je fais quelques menues  réparations avant de partir, vers 10h.

Direction Sora. Pas très loin sur la carte, mais ça va monter, vue l’allure de la route.

Jamais vu ça. Un truc de fous. TRÈS dur. Un enchainement de murs à plus de 20%. Hallucinant.

Ça commence par monter à Altos de Maria, que naïvement je pense être un petit village, mais qui s’avère être un village de gringos aux grosses baraques perchées dans la montagne et seulement accessibles en grosse bagnole. 

Pour y arriver depuis El Valle, il faut franchir une route de malade. Très pentue (plus de 25%), j’ai dû descendre de vélo, humide et poisseuse. Le vélo et les pieds glissent, dangereux.

Bref j’en chie un maximum. Puis j’arrive à une putain de guérite de sécurité. Le garde ne veut eévidemment pas que je passe. Heureusement j’attrape un résident au vol alors qu’il franchit le portail. Il signe pour moi le formulaire de visiteur. Et coïncidence, sa femme et lui sont de Brossard, sur la rive sud de Montréal. 

Merci Mike et toute la rive sud, donc. Je peux maintenant traverser cet enfer.

Les murs de malade continuent, entre les terrains et les grosses maisons. Heureusement il ne fait pas trop chaud.

J’ai passé le col, ou un col en tous cas. Descendre les murs c’est presque pire que les monter, en fait. Le vélo souffre. Les jantes surchauffent. Et boum, crevaison à l’arrière: le fond de jante n’a probablement pas apprécié la chaleur. Je répare. 

Rebelote dans la descente-chute libre suivante. Fait chier. Par chance cette fois je suis à côté d’un ruisseau, je filtre de l’eau, me rince et me lave les mains, ça fait du bien.

Ça continue. Route la plus dure de ma vie. Le mont Mégantic me semble ridicule. Je relativise toutes les autres cotes. 12% c’est des vacances.

Belvédère. Il est 14h, je pique-nique face à la vue et avec les cigales. 

Encore un peu de galère et j’atteins enfin Sora. Ça descend, un peu en dents de scie mais quand même. 

Je rejoins la grosse route panaméricaine, je suis presque content de la retrouver. Ravitaillement puis je m’engage dans un cul-de-sac de 25 km vers Punta Chame.

Jolie petite route droite qui finit dans les dunes, où je campe présentement. Machate Kites, école de kitesurf, m’accueille. Y’a plein de moustiques et autres petites saloperies qui piquent. Je me noie dans ma sueur malgré le toit de tente à demi replié. Pourvu qu’il ne pleuve pas cette nuit.

Bonne nuit quand même! 

Strava: https://www.strava.com/activities/1122074020/shareable_images/map_based?hl=en-US&v=1502127365

Mercredi 2 Août 2017: panaméricaine et plus (Chiriqui – Quebrada de Piedra)

Bonne journée au Panama.


Je quitte les vaches vers 8h. Le chemin est assez merdique et me prend un moment. J’ai vu deux cowboys passer, je sais pas s’ils m’ont vu.

De retour sur la grosse route. C’est assez calme. Ça l’est vraiment quand tout le trafic dans la même direction que moi est redirigé en double-sens sur les autres voies de circulation: j’ai les deux voies à partager avec seulement quelques travailleurs et petits chantiers sur une quarantaine de kilomètres. Plutôt sympa.

Pause internet au dernier bled avant un moment, d’après ma carte. J’achète un litre de jus qui avait l’air bon, mais qui s’est avéré très décevant. Il fait chaud, j’aimerais bien un bon « fresco », jus tout frais…

En route. La panaméricaine a quelques bosses, je passe parfois sur le petit plateau, autant par flemme que par vrai besoin: je force pas.

Pause bouffe dans un petit bled de détour. Je deviens phénomène de foire quand les mômes sortent de l’école: une bonne dizaine de paires d’yeux semble n’avoir jamais vu quelqu’un manger.

Vingt bornes plus loin, un panneau indique une cascade et une curiosité archéologique. Vu comme il fait chaud je rêve d’une bonne baignade. 

Pouah, rude côte avec passages à 18% pour arriver au petit village abritant le musée. Je me rince un peu au robinet extérieur de la bâtisse, ça fait du bien.

Jolies vieilleries dans le musée: objets sculptés et poteries d’il y a mille ans ou moins. Pas de photos autorisées.

Je demande la cascade. La madame me dit que c’est une demi heure de marche, 10$ et un guide. Bof.

Je vais voir les pétroglyphes à l’extérieur. Vraiment jolis, et le panorama aussi.

Je redescends vers la grand-route. Un peu vertigineux. Les freins sifflent.

Point de contrôle de police. Ils aiment ça, ici, contrôler, on dirait.

Route à droite pour commencer un joli détour. Pas grand chose sur le chemin d’après ma carte. Quelques bleds, en pratique. Je fais le plein d’eau au niveau de la mer, alors que la route remonte ensuite: stupide. 6 kg de plus à monter au village où je campe présentement.

Quelques tentatives infructueuses plus tôt, dont un « surf camp », ou en fait on peut pas camper.

Les gens du village me disent que je peux camper au belvédère. Super vue. C’est collé à la route mais y’a pas beaucoup de passage.

Qui dit camping au village dit horde de mômes curieux. Ils viennent jouer au foot. J’aime pas quand ils tournent autour de la tente et touchent au vélo par contre…petits merdeux, allez faire vos devoirs! Eheheh.

Bonne nuit avec vue.

Strava: https://www.strava.com/activities/1115510507/shareable_images/map_based?hl=en-US&v=1501776092