Dimanche 16 Juillet 2017: elle descend de la montagne pas à cheval (San Andres Itzapa – Ciudad Pedro de Alvarado)

(Dans les oreilles: Amon Amarth, Death in Fire)

Strava: https://www.strava.com/activities/1087176563/shareable_images/map_based?hl=en-US&v=1500246816 et https://www.strava.com/activities/1087176667/shareable_images/map_based?hl=en-US&v=1500246828 

Évidemment, manger un ananas entier en ayant le système digestif encore traumatisé était une très mauvaise idée. Malade la deuxième partie de la nuit.

Je pars quand même vers 8h, après un dejeuner de riz au miel…mal au ventre mais on survivra.

Je descends vers Antigua. Même si c’est dimanche matin il y a du monde un peu partout, relativement endimanché.

Je crois que j’en ai marre. Dès ce début de journée, je me sens oppressé. Les gens omniprésents. Les motos, camions, bus qui se croient tout permis. Les ordures partout. Les putains de klaxons, de sifflements, de regards ahuris, de « hey man » supposant que je suis américain. Foutez-moi la paix, bordel! La prochaine fois je vais rouler sur la transtaïga.

J’exagère un peu mais il y a vraiment de ça. Je ne salue presque plus, j’en ai marre. Seulement les mômes ou ceux qui prennent la peine de faire un geste. Genre, les « bravo » lancés par deux bambins en haut d’une montée m’ont fait chaud au coeur aujourd’hui. Mais les coups de klaxon, si amicaux soient-ils, j’en peux plus. Vous voulez m’encourager? Tranquilo, metro y medio, et surtout, pas de klaxon.

Bref. Alors que je m’apprête à prendre la route contournant Antigua, quelques dizaines de motos supersport, avec pilotes en combi de cuir et tout, passent à tout berzingue. Bon, je vais passer par la ville finalement.

Tu parles d’une idée. Aujourd’hui c’est le marathon. Donc…bordel monstre en ville.

Je me faufile dans les rues paralysées, sur les pavés douloureux et mauvais pour l’estomac. Volontairement ou non, la police me laisse passer sur le parcours du marathon. Me voilà au milieu des coureurs.

Les volcans environnants surplombent le spectacle. L’un d’entre eux lache un petit pet de poussière. 

Enfin, je sors du parcours. À moi la descente vers la côte!

Je croise pas mal de cyclistes, ça fait plaisir.

La descente est plaisante. Environ 5%, belles courbes…ARGHHHH! ATTENTION! UN « TOPE »!!!

Freinage d’urgence. Chapelet d’insultes. Putain de topes de merde. À rajouter sur la liste des frustrations. 

Au fur et à mesure de la descente, l’air se fait plus chaud et humide. Je regrette déjà la montagne.


J’arrive à Escuintla. Fourmilière klaxonnante insupportable. J’ai besoin de rien en ville, je pose aà peine le pied à terre.

Direction sud-est. ​La route est relativement calme. Elle est en passe d’être cchangée en 2×2 voies au cours du siècle à venir: j’ai droit à une belle bande d’asphalte pour moi tout seul de temps en temps. Sinon je partage avec les gros culs.


Je m’arrête pour me faire arnaquer dans un restaurant. Pas fait gaffe qu’il était aussi chic, je m’en sors pour 50 Quetzals (de quoi acheter environ 100 bananes). Au moins c’était bon et ils on bien voulu remplacer les frijoles par du riz.

Encore une bonne cinquantaine de kilomètres pour atteindre la frontière avec le Salvador. Allez, on roule un peu. En plus la route est à moi.


C’est plutôt plat mais il y a quand même quelques bosses. Je pouse un peu et ça passe sur le deuxième plateau. Sauf quand l’asphalte se fait trop rugueux. Jamais vu ça. Le « chip’n’seal » texan est lisse à côté. Ici ils ont pris des gros cailloux, compacté ça vite fait, mis une couche de goudron et hop. Frustration 29374626.


Petit arrêt à une tienda et je me prends un hôtel. Pas de luxe cette fois, 70 quetzals, ventilo fourni.

Bonne dernière nuit au Guatemala. 

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5 réflexions sur “Dimanche 16 Juillet 2017: elle descend de la montagne pas à cheval (San Andres Itzapa – Ciudad Pedro de Alvarado)

  1. Si je comprends bien, faut que j’arrête de faire coucou aux cyclotouristes… peut-être qu’ils en ont marre aussi de tous ces pleu-pleu en bagnole qui leur font signe.
    Je comprends ce que tu ressens, mais si l’humanité arrête de communiquer, ça risque d’être triste, voire invivable !
    Profite ! Et ouvre l’oeil, y a forcément des choses belles, à chaque instant.

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