Jeudi 13 Juillet 2017: des fois ça descend aussi (San Marcos – Santa Lucía Utatlán)

Strava: https://www.strava.com/activities/1083295161/shareable_images/map_based?hl=en-US&v=1500055637

Petit dilemme matinal: je me sens pas super en forme, mais j’ai vraiment pas envie de rester une journée de plus ici. 

Alors j’engouffre le peu de petits pains qui me restent, avec du Nutella, tant pis pour tout, je remballe mon bazar et hop, en selle.

Ça fait du bien de rouler, même si c’est en ville. Pas des masses d’énergie, mais bon, au moins je suis pas statique à attendre la mort dans une chambre d’hôtel.

Bon, voilà que ça monte. Petit plateau, qui ne passe plus qu’en cognant le dérailleur avec le pied: le pauvre truc est tout grippé, encrassé au maximum. Toute une technique pour passer le petit plateau donc, et un petit manque de concentration peut mener à un arrêt forcé en plein début de côte: très peu souhaitable.

10%, un peu plus, un peu moins, faut y aller relax. En moyenne le début de journée est quand même assez méchant, genre 500 m de dénivelé sur les 12 premiers kilomètres.

Petite pause pour acheter des bananes dans une petite tienda. J’en ai mangé 7 aujourd’hui. Avec quelques biscuits style « petit beurre » en moins bon, qui semblent relativement bien passer.

Je me sens relativement bien, déjà je suis pas ballonné, à quelques gaz près. J’y vais tranquillement, presque jamais en danseuse.

Les paysages sont assez impressionnants. On monte jusqu’à 2800 m d’altitude environ, les villes et villages accrochés aux pentes, perchés sur les plateaux, et visibles depuis la route donnent un peu le vertige. 

En tous cas ça fait toujours plaisir de passer un col. Le voir s’approcher lentement mais sûrement, sentir l’air un peu plus frais et les petites brises montagnardes…jusqu’aux antennes, souvent libératrices annonçant la fin de la montée. 

Quetzaltenango: grosse ville. Y’a deux MacDo et un Wal-Mart, c’est dire. Plein d’étals de rue sont super tentants: abricots, pêches et autres. On va attendre d’avoir l’estomac plus solide. 

Petit restau: je demande un double portion de riz, avec un peu de poulet grillé. J’ai un peu faim, ça rassure. Je cause un peu avec les gens du restau, affaire familiale. Sympas.

Je repars bien calé. Ça gargouille un peu mais jusqu’ici tout va bien.

Un peu plus loin, la rencontre de la journée: Jorge. Jorge s’ arrête pour me causer. Il est dans le business des bagnoles. Il importe des US. Enfin je rencontre un pilote de « In-Tow »!! 

On cause. Jusqu’à une fois par mois il va aux États-Unis en avion et revient avec des bagnoles. J’essaye de lui demander s’il achètedenouvelles barres de remorquage à chaque fois mais la communication n’est pas toujours optimale. Belle rencontre en tous cas. Muchas gracias!

Je suis maintenant, selon ma carte, sur la route panaméricaine. Ça sonne presque comme « presque arrivé ». Deux fois deux voies, accotement parfois, confortable.

Ça monte gentiment, genre 4-5%, mais longtemps. Ah tiens, une bonne âme a écrit sur la route la distance restant jusqu’au col! 5 km, ça dit. 4, 3, 2, 1…et tous les 100 m pour le dernier kilomètre. Je me sens presque comme au tour de France.

0! On y est! 

Sauf que euuuh…attends voi. Ça monte encore, là, et en regardant un peu on voit que le col est vraiment pas pour tout de suite. Non mais franchement, quel con ou pervers a fait ça? Je le retiens, en tous cas. Qu’il meure dans d’atroces souffrances.

Genre 5-7 km plus loin, je finis quand même par arriver au col. C’est parti pour une belle descente en pente douce avec de larges courbes, presque sans freiner, le pied.

93 km au compteur. Je pousse un peu, trouve une panaderia pour ravitailler. Et un hôtel parce que:

  • malgré tout je suis pas certain de mon état gastrique,
  • c’est DENSE ici, tous les endroits plats sont occupés,
  • Jorge et toutes mes lectures déconseillent de camper,
  • J’ai pas envie de camper.

Et me voilà sur un lit, après avoir englouti une quantité non-négligeable de riz au thon à l’huile et un beignet un peu gras, à me griller le cerveau en écoutant les X-Games en español tout en vous contant cette journée.

Si tout va bien demain j’arrive chez Maya Pedal, et selon s’ils veulent de moi comme bénévole pour une journée ou pas, je repars ou pas.

Bonne nuit sans caca, on y croit.

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