Dimanche 30 Juillet 2017: RAS costaricain (Dominical – Piedras Blancas)

Journée nonchalante sans rien de palpitant.

Dès le réveil, pas grande motivation. J’ai dix jours pour faire 760 km, j’aurais peut-être dû choisir un bateau partant plus tôt, ou rester un jour de plus avec Arnaud et Jérémie sur Ometepe.

Bref, je décolle un peu avant 8h. La route longe la côte en montant-descendant gentiment pour franchir les collines. Je suis on-ne-peut-plus lent.

Il y a peu de trafic en ce dimanche matin, c’est agréable. Il pleut un peu par intermittence, rien de bien méchant. 

Je fais quelques courses à Ciudad Cortes et pique-nique à Palmar Norte. Il commence à bruiner assez sérieusement.

Quelques kilomètres plus loin, vers 13h30, il se met à pleuvoir pour de vrai. Je m’abrite sous le préau d’une salle des fêtes. Petite sieste.

Il pleut toujours. Je glande.

Il pleut encore. J’ajuste ma roue arrière. 

Bon, ça va pas s’arrêter de sitôt. Je mets les imperméables (il fait pas si chaud) et je reprends la route.
16h, 100 km au compteur, je tombe sur un terrain de foot couvert, avec un joli espace sec derrière un mur, relativement discret. Personne. Un bon spot pour camper, en somme.

Deux gars viennent fumer leur pétard avec vue sur le terrain pendant que je monte la tente. Boarf.

Une heure plus tard, musique et tout le bazar: ce soir y’a un match. Soirée relativement peu tranquille, donc. Mais tant que personnene vient me déranger, m’en fous.

20h20. Il pleut toujours. Espérons quand même que ça s’arrête à un moment donné. 

Bonne nuit sèche. 

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Samedi 29 Juillet 2017: Costa pourrie (Parque Nacional Carara – Dominical)

Journée monotone sur la côte balnéaire costaricaine.

Bien dormi. Je pars tôt, avant 6h30, pour ne pas être emmerdé après mon squat. Il fait beau. Direction Jaco. 

Ici c’est gringoland. Tout est en anglais. Plein de trucs à vendre. Plein de trucs clairement destinés aux touristes. Le pays en entier semble colonisé. Pas très plaisant.


Je zappe Jaco, qui a l’air d’une station balnéaire à vomir. Je me contente de voir les verrues sur l’horizon.


Je roule lentement mais avance quand même. Je crois beaucoup de cyclistes, gringos et autres. Je me fais doubler par un rouleur sur un vélo de contre-la-montre. J’essaye de m’accrocher mais il va vite et j’ai pas envie de forcer…aurevoir l’ami.

Poubelles: inexistantes.

J’arrive dans des palmeraies. Y’en a sur des kilomètres. En ligne droite. Je compte pas les palmiers.


Drôle d’odeur en passant à côté de l’usine de transformation.


11h30 environ, je m’arrête pour une pause bouffe à Quebos. Finis les restau, ici c’est cher: sardines et cacahuètes. Un iguane s’enfuit dans l’herbe devant moi.


Je cause avec un américain qui vient au Costa Rica depuis 35 ans et qui va prendre sa retraite ici, parce que c’est moins cher. Ah le capitalisme…

Je repars après une petite pause internet. Une fois la panaméricaine rejointe, c’est encore palmes-palmes-palmes.


Heureusement il y a quand même quelques ponts et vues sur la mer qui brisent la monotonie.



J’achète une petite glace, de l’eau et des bananes dans un « mini super » qui a une chaine hifi qui crache du gros reggae en espagnol vers la route. Plutôt sympathique, ça change de la musique latino classique.

Même pas 16h et je suis tanné. Je repère un camping sur ma carte, dans un village de plage. Un peu bizarre: c’est au-dessus de chambres d’une auberge, et sous le toit. Camping à l’étage. 4000 colones soit 10$. Pas envie de chercher plus. Je monte le vélo au camping. Un étage d’escaliers, plutôt facile comparé au Mombacho.

Douche et tour sur la plage. J’arrive pile pour un beau mascaret remontant la rivière. Pas facile à photographier par contre.




Bonne nuit à l’étage.

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Vendredi 28 Juillet 2017: panaméricaine (Bebedero – Parque Nacional Carara)

Journée à oublier.

Je répare le câble de mon phare (connecteurs à changer) en attendant de saluer Esteban, qui s’est encore levé très tôt pour les affaires fermières.

Je repars bien reposé (la clim m’a fait dormir comme un loir), avec 1.8kg de riz sans pesticides et quelques fruits. Merci beaucoup Esteban, pour tout.

Je sais pas pourquoi, j’ai un peu mal au ventre. Pas trop de force non plus. Je suis pas malade mais je suis pas en forme.

Je rejoins la grosse route panaméricaine. On m’avait prévenu: après Cañas, c’est plus étroit et il faut parfois jouer serré. Au total sur la journée j’ai eu un dépassement très TRÈS limite de la part d’un bus, et pas mal d’autres très mauvais de la part de camions. Qu’ils crèvent. 

Bref c’était peu plaisant pendant presque 120 km. Pas vu grand chose.

24 km au compteur: je me rends compte que la clé d’Esteban est dans ma poche. Ah, le con! Je lui écris directement. Une demi heure plus tard, je lui rends le précieux sésame sur le bord de la route. Sorry to have wasted your time, Esteban.  Disculpame…

Pause supermarché. C’est cher ici, surtout si on achète des saloperies pour gringos. Demain j’essaye de voir si y’a des poubelles, tiens.

85 km au compteur à 14h30: bof. J’engloutis un paquet de biscuits et roule.

Panaméricaine de merde.

Il pleuviote et fait gris, au moins je crève pas de chaud.

Ah tiens, un cycliste dans ma roue! Il me double en bas d’un faux-plat. Je m’accroche. Bon effort mais j’arive à rester dans sa roue. En haut je rencontre Pablo, camionneur, mais aussi cycliste. Il va travailler à vélo tous les jours, entre 24 et 50 km au total, en fonction de quelle base il rejoint. Il conduit un camon citerne pour ravitailler les stations environnantes. On cause tant bien que mal. Il est témoin de Jéovah. Pas osé lui demander son témoignage. Hasta luego, amigo. Merci pour l’aspi.

Je fais le plein d’essence pour le réchaud. 240 colones.

Un autre cycliste me double mais je me fais surprendre et il va bien trop vite. Et surtout j’arrive au parc national où j’espère camper.

C’est fermé mais une barrière est ouverte. Y’a personne. Je vais jusqu’aux chiottes pour faire le plein d’eau.

La pluie est un peu plus forte et je me dis que ce serait bien d’avoir un endroit sec pour la nuit. Ah mais tiens, y’a des chiottes « familiales », super grands. J’hésite un peu, la possibilité de se faire virer est réelle. La pluie me convainc. Je pousse Tornado dans les toilettes et essuie les traces sur le carrelage propre avec une serpillière qui traîne. 

Je m’installe, porte fermée, discreto. Bien des trucs sont déballés quand quelqu’un appelle de l’extérieur du bastion à caca.

Je sors. Merde, un mec du parc. Je me vois déjà avoir à tout remballer et à repartir sous la pluie à la nuit tombante.

Il se demande ce qui se passe. Je lui dis que je vais juste dormir là, que je suis fatigué. Il me répond que OK, il ne m’a pas vu. Je le rassure en disant que je partirai à 6h30 (avant l’ouverture) et que je garderai tout propre. Il me dit que pour lui y’a pas de problème, qu’il ne va rien dire aux collègues et que j’ai juste à rester hors de vue et ça devrait aller.

Muchas gracias, l’ami. Ah, que ça fait plaisir de ne pas tomber aur un connard borné, mais sur quelqu’un d’éclairé qui comprend! Je regagne un peu de foi en l’humanité. 

Bonne nuit aux chiottes.

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Jeudi 27 Juillet 2017: Enercon Costa Rica et Miravalles (Liberia – Bebedero)

Belle journée au Costa Rica.

Je pars vers 7h. C’est parti pour 20 km de piste pour rejoindre la route sur laquelle se trouve le parc éolien majeur d’Enercon du pays.


Je galère un peu, ça monte dans le gravier parfois mou. Mais j’y arrive! Qu’elles sont belles, nos éoliennes!​


Je rencontre Sergio, qui gère l’endroit. Ils sont vachement occupés alors on se donne rendez-vous au village pour le repas de midi.
Je descends à Guayabo, le village en question. Quelques courses, puis il me reste un peu de temps. Je vais tenter d’aller voir un peu d’activité volcanique pas loin.


Ici, il y a de la géothermie! Les tuyaux sillonnent les pentes du bas du volcan. Pour une fois je suis content de voir des pipelines.

Je me pointe à un spot où selon ma carte il y a de la boue volcanique. Je demande si je peux aller voir vite fait: j’ai seulement cinq minutes avant de retourner au point de rendez-vous pour le restau.

Le mec dit non, je peux pas y aller, faut payer. Je demande combien. 10$. Pour cinq minutes. J’ai failli dire « fuck you » mais c’est « ¡10 $! Gracias. » qui est sorti. Du coup j’ai qu’une photo furtive prise du bord de la route. Bande d’escrocs profiteurs.


Bouffe avec les collègues, sympa. Une troupe d’allemands est là en support, ils font plaisir à voir. On cause d’Enercon, du Costa Rica et du Canada, et de mon voyage.

Sergio m’indique où se trouve l’usine géothermique. C’est où j’étais plus tôt mais un peu plus loin. J’y retourne…


Vous voyez la fumerole à l’horizon? C’est tentant d’aller voir…je prends une route qui semble y aller (en fait, la même que celle de la boue), mais en fait non. Tant pis, au moins la vue est pas mal.


Et en plus, je tombe sur une autre usine géothermique.


15h15. 45 km pour rejoindre mon hotehôte Warmshowers de ce soir. Allez, on s’active!


Je descends vers la grand-route panaméricaine.

À un moment je crois même qu’ils ont pensé aux cyclistes, mais caça ne dure pas.


Ça roule relativement bien…mieux que le chemin pour rejoindre Bebederos, en tous cas.


Encore quelques bornes, on y est presque.


Je suis accueilli comme un roi par Esteban. Après des années à bosser en ville, il a repris la ferme de son grand-père avec son frère. Ils cultivent 250 hectares de riz sans pesticides à 6-8 tonnes par hectare, et 100 hectares de canne à sucre bio.

On cause de plein de trucs, agricole (le Costa Rica n’est pas autosuffisant en riz, 30% du marché est importé), anglais, vélo, tout ça. Super sympa. Muchas gracias Esteban.

Bonne nuit à la ferme.

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Mercredi 26 Juillet 2017: Adios, Nicaragua (Santa Cruz – Liberia)

Réveillé avant le soleil. Plutôt bien dormi. Les chiots trifouillent les sacs de mes compères et la tente pendant que je remballe.


Ils prennent ensuite un repos bien mérité, alors que je fais mes adieux.


En route! Je bourre pour essayer d’attraper le traversier de 8h. J’arrive à temps…mais en fait y’a pas de traversier avant 9h. Attente: wi-fi en buvant un jus.

Sur le bateau je rencontre Hein et Mariet (orthographe incertaine) couple de hollandais sympa. On cause et la traversée passe super vite.

10h20, on roule! Direction le Costa Rica. Je passe par des parcs éoliens du Nicaragua. 


Il y a d’ailleurs un peu de vent, je misère. J’arrive quand même à la frontière vers midi trente. Des kilomètres de camions attendent pour passer.

Un escroc tente de me faire un faux papier d’immigration au Costa Rica (le papier de renseignements à remettre au douanier). Il dit qu’il le fait pour 20 $ au lieu de 35 alors que le papier en question est évidemment gratuit. Il insiste pour avoir mon passeport en agitant son faux badge. Il est même pas proche d’un bureau officiel. Au moment de lui donner mon passeport je l’envoie chier.

Je liquide mes derniers cirdobas en biscuits et chips.

Tamponnages de passeport sans encombre, ça va vite. Heureusement que je suis arrivé avant le bus qui remplit la salle d’entrée au Costa Rica d’un seul coup.

13h15, me voilà au Costa Rica!

Il fait gris et pleuviote. Fraîcheur appréciable.

Liberia est à 60 km. On se sort les doigts du cul et on pédale pour arriver avant la nuit. Chips et biscuits comme repas de midi.

La route est toute neuve.


17h: je suis à Liberia. Bien joué!

Les hôtels sont hors de prix, je me rabats sur une auberge de jeunesse, 11 $ la nuit, ça ira. Je suis tout seul dans mon dortoir, pour l’instant.

Bonne nuit de jeunesse!

Strava: https://www.strava.com/activities/1103420772/shareable_images/map_based?hl=en-US&v=1501123788 et https://www.strava.com/activities/1103420913/shareable_images/map_based?hl=en-US&v=1501123800

Mardi 25 Juillet 2017: cascade et tour avorté (pas bougé)

(Article rapide, la lumière attire les insectes sur/dans la tente)

Deuxième journée sur l’île Ometepe avec Arnaud et Jérémie. 

Levé tôt, réparations et entretien divers. Tente de moins en moins fiable (arceau fendu).

On part vers 10-11h avec comme objectif la cascade San Marcos, et faire le tour du volcan Maderas à vélo. 

On a vu la cascade, super malgré le festival de gringos en moto et autres quads et 4×4. Puis on est redescendus et on a attendu un moment à la comedor du coin avant de manger.

Finalement on en est sortis bien trop tard pour finir le tour du volcan. Et le chemin était sacrément pourri, alors demi-tour. On campe pas loin de la plage pour 2$. Demain je reprends la route.

Bonne nuit!

Lundi 24 Juillet 2017: Maderas (pas bougé)

Journée de randonnée pédestre pour gravir le volcan Maderas.

Une bonne quinzaine de kilomètres de crapahutage dans la forêt tropicale. Singes hurleurs, bestioles diverses, super. Bonne ambiance avec Arnaud, Jérémie et Imane. 

On est partis un peu tard mais on s’ en est bien sortis. Bien chaud en bas, grosse sueur. Bien frais dans le cratère du volcan. 

Photos en vrac:

Pétroglyphes qu’on sait pas s’ils sont vrais:

Punaise aux couleurs complètement folles:

Jungle et homme des bois:
Singes hurleurs (en haut de l’arbre):

Araignée​ sauteuse:

Gros arbre:

Gringos au pied dudit arbre:

​Vue magnifique sur le volcan Concepcion:

Bousier qui roule sa boule:
Jungle:

Galériens en montée:
Vue:
Vue en redescendant:
Termitière:
Singe hurleur:
Bananes:
Poubelle artisanale:
Gecko:
Pas habitué à marcher, je suis bien mort. Bonne nuit les jambes lourdes.