Mercredi 14 Juin 2017: on dirait le Sud (Port Gibson, MS – Deville, LA)

« C’est un endroit qui ressemble à la Louisiane… », et pour cause: ça l’est.

Petit-déjeuner sudiste au BnB. Je découvre que le mot « yankee » existe encore. Il y a des billets confédérés exposés sur la cheminée. Ambiance.

Les gens sont très gentils par contre. On jase. Accolades avant de partir. Une tradition pour Bill, une exception pour moi, mais ça fait toujours plaisir. J’ose espérer qu’on recevrait le même traitement si on n’était pas blancs.

On décolle. Ah merde, on a pas fait de photos! Demi-tour. Photos…et on est partis pour les 40 derniers miles (64 km) de la Natchez Trace. Ça passe assez vite. Arrivés au bout, pas de borne 0, on se rattrape avec le premier pont.

Natchez. Mon Garmin plante et oublie les 68 premiers kilomètres de la journée. 

Le Mississippi! Ouah, ça c’est du fleuve. Magnifique sous ce grand soleil.

Dernier restau avec Bill. Super dessert pêche-biscuit-glace.

On va jusqu’au pont sur le Mississippi. Photos de séparation: je franchis le pont, Bill tourne vers l’est. Je galère avec le retardateur, mais c’est rigolo.

Salut Bill. Merci, courage à toi mon pote. On se reverra, « ins Leben sieht man uns immer zweimal », comme disent les Allemands il me semble: dans la vie on se voit toujours deux fois.

Hop. Je déboule sur le pont. Une des deux voies est barrée: une longue file de bagnoles se forme derrière moi malgré mes efforts. Heureusement le conducteur juste derrière est patient. Je lui fais signe une fois le pont franchi. Me voilà en Louisiane! 

Fait chaud. Grand soleil. 

Wal-Mart! Allons vérifier si compost il y a. En veux-tu? En voilà. Je fais le plein. Et en prime je dévore une demi-pastèque encore fraîche, le bonheur. Comme au Danemark en 2011. Le pied!

Grosse route de merde. Pas d’alternative. Au moins y’a un bon accotement, bien que parfois rugueux et encombré.

Le pulvérisateur carbure à plein régime. Une de mes gourdes a été reléguée dans une sacoche pour lui laisser la place sur le porte-bouteille. Il fait un peu moins humide, l’effet rafraichisant dure quelques minutes à chaque fois.

Plein d’eau et glace au chocolat à Jonesville. Comme toujours, une madame capote: être venu du Canada en vélo, ça se peut pas. Aller en Colombie non plus.

Ouhlala, gros nuages à l’horizon. Je m’abrite sur le côté d’une station service juste avant le gros de la tempête. 

Encore quelques bornes et je rejoins l’endroit repéré sur la carte, sorte de parc naturel à côté d’un lac artificiel. Sauf que c’est un peu pourri, aucune infrastructure si ce n’est un endroit ferme pour mettre la tente. Je filtre l’eau du lac et rejoins les endroits dédiés aux campeurs. C’est un peu crado mais ça ira.

Y’a plein de bestioles en tous genres et qui font beaucoup de bruit. Fait chaud, je remplis la tente de sueur malgré le toit relevé pour aérer.

Bonne nuit collante et bruyante! 

Strava: https://www.strava.com/activities/1037936433/shareable_images/map_based?hl=en-US&v=1497540274

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