Lundi 22 Mai 2017: guerre et paix

(Dans les oreilles: Les Sales Majestés, PP Haine)

Nuit pluvieuse. Inertie matinale. Sur la route à 8h15.

Remorque Jésus dans le premier village traversé.

Petites routes tranquilles…menant à un camp militaire. La route que je veux prendre traverse un champ de tir. À l’entrée un panneau dit qu’il faut un permis. J’essaye d’appeler, marche pas. Je fais quelques kilomètres jusqu’au dit champ de tir. Y’a quelqu’un au bureau. Je demande. Le mec ne sait RIEN. Même pas si je peux appeler de leur bureau. Bon, je laisse tomber, pas envie de parlementer avec un « marine » à la coquille vide à la place du crâne. En sortant du bureau je croise un mec qui semble en savoir plus, mais ça a pas l’air facile d’avoir ledit permis. Je lâche l’affaire. Le gars me souhaite « have a safe trip, bro ». C’est sûr que ce sera plus « safe » de pas passer dans un champ de tir.

Putain, la déprime. Le camp militaire est immense. Oubliez Couvron, cherchez « Fort Drum » dans google. Je contourne, recontourne. Les limites ne sont pas sur ma carte et je me fais avoir deux fois…

Je passe le long du camp. Quelle horreur. Tout ce monde gravitant autour de l’armée.  Je le savais, mais le voir en vrai, c’est quand même une claque. De ce que je peux voir sur mon GPS, les rues ont les noms des batailles d’Irak. Quelle misère. 

Un peu plus réjouissant, la petite hydro semble assez populaire ici. Y’a de beaux seuils! Et de belles rivières, d’ailleurs.

La pluie est intermittente, j’enlève et remets les imperméables plusieurs fois dans la journée. Parfois sous les yeux des bovins, parfois en faisant fuir les oies.

Je croise ma première poubelle américaine. Deux boîtes de conserve. J’ai pas pris les croquettes ni les sodas.

Petit arrêt à Watertown. Quelques beaux vieux bâtiments industriels. Belle grimpette pour sortir de la ville. Et une fois en haut, vue sur la vallée du Saint-Laurent et le lac Ontario au loin.

Il vente pas mal, j’en chie un peu, mais au moins le drapeau flotte.  

Je m’arrête à une carrière pour demander de l’eau. 8 obèses en t-shirts kakis me dévisagent quand j’entre dans le bureau qui doit faire 4 m sur 3. Quoi, il est pas beau, mon maillot rose? Merci pour l’eau, les gros. Ingratement, je demande pas mon reste.

Bivouac dans une State Forest, encore. Pas mal de mouches.

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