Mardi 30 Mai 2017: méandres sponsorisés (Van Voorhuis, WV – pas loin de Clarksburg, WV)

A huge thank you to Rob, Andy, and  Pathfinder. Pathfinder, best outdoor shop in the US. Go buy stuff there!

Générosité extrême: Andy, bon ami de Rob et propriétaire de la boutique de plein air (vélo, camping, etc, pas de sport parasite) n’a pas voulu que je paye. J’en avais pourtant pour presque 100 $. C’est fou et malgré mon insistance rien n’y a fait. Andy, Rob, if you’re reading this, please let me know which charity I can give that money to. I feel a bit bad about this. 

Morgantown, sympathique petite ville universitaire…équipée d’un petit métro aérien! Classe. Ne fonctionne plus pour cet été: les étudiants sont partis.

Boulangerie fermée, dommage. Sacs de pain à l’entrée. Pas de sacs en plastique! Le pain le plus vrai depuis le début du voyage.

Causettes avec quelques passants, dont un livreur à vélo de JJ, dont j’ai pas le nom. Il avait l’air sympa!

Dessus du genou gauche un peu douloureux. Je remonte la selle de quelques millimètres et choisis la piste qui rallonge en suivant la rrivière, mais plate, confortable et agréable. Tortue, dans une carapace  mais aussi sur deux roues.

Visite d’un petit fort reconstitué: pendant la guerre d’indépendance y’avait plus de défense contre les Amérindiens, alors les colkns se bidouillaient de petits forts. Démocratie directe, autogestion, massacre.

Lenteur.

Pause-bouffe vers 15h après avoir rejoint une autre piste le long d’une autre rivière. 

Rencontre d’un couple de cyclistes qui inaugure sa remorque à gamin. Sorry guys, I think I forgot your names…:(

Détour pour aller dans un magasin de sport en espérant y trouver une doublure de duvet. Perte de temps.

Routes de merde pour rattraper le bon cap.

Super comportement de automobilistes. Tous patientent malgré mon allure ridicule dans les cotes. 

Pistes de merde (pour quads) notées comme praticables sur ma carte. Misère. 

Poubelles à Clarksburg: je rencontre une nana qui y va à pieds nus malgré le verre. N’importe quoi.

Bivouac en bordure d’une piste-jungle. Trop proche de la route, de maisons et de la ville pour moi, mais j’étais tanné. Bonne nuit!

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Lundi 29 Mai 2017: bénédictions (Donegal, PA – Van Voorhis, WV)


Belle journée, terminant en apothéose! 
Orages dans la nuit, réveillé par les éclairs. Puis je me rendors…et me réveille en sursaut: j’ai les pieds mouillés: il drache et le toit de la tente est à moitié enlevé! C’est impossible, quelqu’un a dû le détacher. Sur mes gardes, je sors de la tente pour remettre le toit…

…et je me réveille. Putain de cauchemar! 
Départ dans la grisaille humide. Wifi Macdo. Trafic du retour de long weekend. Ça monte bien, genre 300 m sur les dix premiers km. Mais en haut…ça s’éclaircit. Il fait même beau, vers 10h, quand sur ma route passe la parade à South Connellsville. Tout y passe, des majorettes aux pompiers en passant par les gymnastes locales. Deux fanfares sympas.

Dunbar, rejoint par une piste dont on dirait que c’est juste un chemin de fer sans rail ni traverses. Le ballast, ça secoue.

Mi-journée à Uniontown. Objectifs multiples: manger,séchage de tente, nettoyage de réchaud (il est encrassé et chauffe plus bien), ajustement de freins (ils freinent plus trop), chargement de bazar électronique. Je me trouve une petite scène en plein air, parfaite pour tout ça. En prime je fais cuire des oeufs-poubelles. (Sur les douze derniers oeufs achetés, trimballés crus, trois ont fini en omellette involontaire). Plus d’eau pour se laver les mains? Ça tombe bien, j’ai aussi ramassé des lingettes pour bébés. 

Poubelle Aldi: hallucinant. Je prends pâtes, riz, gruau. Je laisse patates (des kilos), haricots (45 minutes de cuisson sur le réchaud, non merci). Chargé à bloc, encore.

Et ça monte encore un peu. Je quémande de l’eau à quelqu’un qui est dans son jardin. Il prend mes gourdes et dit à sa femme dans la maison: « eh, tu peux remplir ça? Y’a un Allemand qui veut de l’eau! ». Moi: « hey je suis pas Allemand! ». Lui: « ah, Yougoslave, alors? ». Bref, on a jasé un peu.

Je me trompe de route nais pas trop. J’aboutis le long de la rivière Monongahela. Sur la route 166, une tortue se carapate à mon arrivée.

Petit arrêt à Friendship Hill, où un illustre américain dont le nom m’échappe (Gannatin?) a fait construire une belle maison. Oublié de photographier.

Point Marion. J’embarque sur la piste. En passant en Virginie Occidentale elle se fait bien plus belle et interdite aux vroum-vroums.

Je croise une petite famille alors que je regarde la carte. Je recroise la même petite famille alors que je me demande si je vais camper là. Il est relativement tôt, mais je veux aller à la ville suivante, Morgantown, demain matin pour acheter quelques trucs. Si j’y passe maintenant ce sera fermé, et demain il faudra attendre 10h…

En parlant avec les trois compères j’apprends qu’il n’y a pas de vélociste avant un moment après Morganstown. Je décide de camper là et leur demande si c’est un spot tranquille, ce à quoi ils acquiescent. Hop, Hubba!

…sauf que non. Alors que je me cherche l’endroit optimal, j’entends crier sur la piste. En allant voir je croise Rob, le père. Il m’explique qu’ils ont une maison vide avec tout le confort moderne, que je peux occuper si je veux.

Ah bah, une douche et une lessive, je dis pas non!

Je fais la connaissance de Carol et Rob, et Ella (sorry if I mispelled or misremember!). Ils m’emmènent au palace. On rejoint Aby (sorry too!), leur seconde fille, dans un restau de Pittsburgh qui a une franchise ici. On cause de voyage, de vélo: Rob a bossé longtemps pour Specialized et Cannondale! Carol est urgentiste de formation et a roulé à plein d’endroits, de la Toscane au Colorado en passant par la Pine Creek Rail Trail. Les filles, 13 et 17 ans, sont aux études, et Aby sauve des gens de la noyade à la piscine. Bénédiction ultime dans la journée que cette rencontre. Un grand merci pour tout! 

Thanks again for everything Carol, Rob and the girls. You made my day, I feel very lucky to have met you guys! Thank you!

Ah zut, on n’a pas pris de photo, si ce n’est vite fait sur la piste…tant pis :/

Bonne nuit, propre, dans des draps, avec la lessive qui sèche! 

Dimanche 28 Mai 2017: patrimoine, côtes et drache (Hollidaysburg – Donegal)

Départ à 8h15. Petit passage à gué autour du réservoir sans encombre.
Belle montée dans l’épais brouillard, jusqu’au lieu historique national Allagheny Portage Railroad. En gros ici début 19e on passait les bateaux (fret et passagers) au-dessus des montagnes. Vraiment impressionnant. Fasciné,  je passe un bon moment sur place.

Le patrimoine ferroviaire du coin est vraiment super. Tunnels, viaducs, anciennes voies, je trippe. Et je suis pas le seul: je rencontre Kalgu et Ivo, deux fans de trains qui les regardent passer. Ils sont canadiens et venus spécialement pour ça dans la région! 

Faut dire que ça vaut le détour, les convois de centaines de wagons qui franchissent des montagnes. Et il y a beaucoup de trafic, genre un train aux dix minutes je pense.

Descente intense de l’autre côté de la montagne, pour rejoindre la « flood trail », sentier qui suit la trajectoire des 20 millions de mètre-cubes de flotte qui ont dévalé suite à une rupture de barrage fin 19e. 2000 et des morts, assez catastrophique pour l’époque, merci.

Je passe dans le Staple Bend Tunnel, qui fait partie de l’ancien réseau de portage. Creusé à la main, 300 m de long…à l’époque on rigolait pas.

J’atteins Johnstown, extrémité ouest dudit réseau. Ancienne ville industrielle maintenant assez sinistrée. Mais le funiculaire le plus raide du monde marche encore!

Je vais voir au pied…et je peux le prendre! Je rencontre quelques personnes fascinées, un mec m’offre la montée. Merci l’ami. Je jase un peu, et me fait traiter de « such a cool guy ». Intéressament, tout le monde me demande mon âge. 

Pique-nique en haut du funiculaire. Puis faut rouler un peu, parce qu’avec tout ça j’ai pas avancé des masses aujourd’hui. 

Malgré le funiculaire je monte encore. Et descends. Et monte. Et redescends. Bref. Gentilles cotes en général mais j’en chie un peu.

Grosse pluie d’orage. J’attends que ça passe devant un magasin désaffecté mais dont les prises extérieures fonctionnent. Je charge un peu en même temps. Je repars en oubliant de refermer la poche. Je perds rien mais il pleut.

0.39 $ d’essence pour le réchaud. J’ai pris la plus chère. J’avais demandé 0.50 $ donc j’ai eu 11 cents de change. Eheheh.

Encore quelques bornes et je me trouve un débarcadère pas en service (le lac est drainé) pour passer la nuit.

Les poivrons ramassés ce matin sont plus forts que prévu. Je me brûle les doigts et les yeux. Mais c’était bon quand même! 

Hop, au lit, si les explosions des feux d’artifice de Memorial Day (demain c’est férié, on fête tous ceux qui sont allés se faire tuer à la guerre) veulent bien se calmer. Bonne nuit exposive.

Samedi 27 Mai 2017: rencontres pennsylvaniennes (Bald Eagle State Forest – Hollidaysburg)

Remballe relativement tôt pensant qu’il va pleuvoir…mais non, ou à peine. Sur la route vers 7h20.

Route champêtre sympa jusque State College. Ghost bike. 

State College est la ville de l’université de Pennsylvanie: « Penn State University », assez connue.

Petit tour dans la ville et sur le campus encore à moitié endormis. Vraiment impressionnante, l’université. Campus gigantesque.

Cap au sud-ouest, pour changer. Routes plutôt calmes et sympa. Je roule pas trop mal (entendez lentement mais sûrement).

Marrant: comme au sud du Québec, Franklin et Huntingdon sont collés ici aussi.

Petite pause en bas d’une côte. Deux gars en pickup s’arrêtent pour causer:   « Snuffy » Roger et Tim. Roger est à la retraite et Tim a encore 13 jours à tirer…ils était/sont gardiens de prison. On cause des routes, du coin, ils me donnent des bonbons. On a bien causé, ça fait plaisir.

Je continue et attrape une piste vers Williamsburg. Alors que je regarde la carte à l’entrée de la piste, Charlie, de Philadephie, assistant social d’école à la retraite, m’aborde. On jase sur tout le trajet. Vélo surtout, et autres. Lui est dans le coin pour un festival de musique folk.

On se sépare à Williamsburg. Bouffe pour moi. Jim, 76 ans mais qui les fait vraiment pad, m’aborde, l’air fasciné. On cause de plein de trucs, de plein de détails logistiques. Il voudrait essayer. Il repart avec l’adresse de ce blog. Hello Jim! Go for it!

Poubelles maigres et je repars. 87 km à la mi journée, incluant 15 km de détour universitaire, c’est pas mal. Je cherche une douche, je voudrais prendre le temps.

Je tombe sur le Canoe Creek State Park. Alleluia, des douches! Hum, la saison commence juste, le chauffe-eau n’est pas en service. Mais Mrs Davis, Ranger, se démène pour trouver le gars qui sait comment faire. Je cause avec elle pendant qu’on attend, voyage, éolien. Sympathique madame, me demande aussi l’adresse bloguesque. Je vais faire des cartes de visite. Hello Mrs Davis. Thanks again. Now my hair does not feel like a bunch of greasy goo anymore! 

Hollidaysburg. 2$75 pour une laveuse, je passe mon tour. Me faire voler, non merci.

Un petit bout d’une autre piste de chemin de fer et j’arrive au bord d’un réservoir d’eau potable. C’est public, deux gars un peu pathibulaires sortent de l’enceinte où le panneau dit « no trespassing ». D’après eux personne ne vient jamais ici. Parfait pour cette nuit!

Mon téléphone chauffe bizarrement et ma batterie de secours est vide. Ne vous étonnez pas trop en cas de silence radio.

Vendredi 26 Mai 2017: départ en weekend (Bottom Walnut – Bald Eagle State Forest)

Journée ambivalente. Belle matinée sur la fin de la Pine Creek Rail Trail, puis bof.

Tortue et autres bestioles: je suis tout fou.

Arrivée à Jersey Shore. Lecture des panneaux historiques sur l’ancienne surexploitation des forêts locales et déprime. Retour au trafic, aux pickups rugissants: redéprime. Casse de rayon côté cassette, niveau écrou (le plus chiant à réparer): reredéprime. Vent dans le nez: OK, c’est une journée de merde. Bon, au moins il pleut pas.

Réparation de rayon dans le vent, après la pause bouffe.

Poubelles: fruits et légumes à gogo. Y’a aussi plein de trucs américains dégueu que je sors même pas des sacs. J’engloutis un ananas (déjà découpé, encore frais) sur place et en embarque deux autres. Chargé comme pour traverser le désert. 

Je m’arrête quand même pour acheter des oeufs, cherchez l’erreur. 

Crevaison. Le fond de jante, déplacé lors du changement de rayon, est vieux et pourri. Je le change.

Vent de face.

Pas réussi à rattraper un mec que je voyais au loin. Honte. Mais y’a du vent.

Instant cool: une sorte defoire où plein de trucs en tous genres sont en vente. Il y a des gens qui se déplacent en charrette à cheval: je me demande si c’est pas des amiches. J’aimerais bien en rencontrer…mais là j’ai bien trop peu avancé pour glander là. Et surtout je préférerais ne pas être un autre con de touriste qui veut juste voir des amiches, ce sont aussi des gens…! Roule. 

Vent, vent.

Montée laborieuse vers la forêt. J’ai l’air d’un gars du coin: un con ralentit à mon niveau alors que j’en chie dans la montée…pour me demander s’il y a une station service dans le coin. C’est sûr qu’à vélo, on vient forcément de pas loin, hein? Non mais. Je lui dis en me marrant que j’en ai aucune idée et lui souhaite bonne chance dans sa quête pathétique. 

Gueuleton de poubelles. Réparation de chambre à air. Dodo.

Demain il pleut.

Jeudi 25 Mai 2017: Pine Creek Rail Trail (West Hill State Forest – Black Walnut Bottom)

Grosse pluie au réveil, je traîne au lit en espérant que ça passe, comme d’habitude. Et ça passe pas, comme d’habitude!

Remballage sous la flotte. En route à 9h50. 7.5 km de descente pour partir, youpi!

Flotte, flotte.

Poubelles Aldi: carottes, oignons, poivrons, « pain », Babybel!

Grosse route mais décente, pas trop de trafic.

Trompé de chemin en regardant trop la carte. 

Passage en Pennsylvanie: stations-service et vendeurs de cigarettes au bled frontalier. La Pennsylvanie c’est un peu la Belgique locale, quoi.

Flotte, flotte.

Je rejoins l’entrée de la Pine Creek Rail Trail, repérée plus tôt sur la carte. Arrêt-bouffe à la petite boutique avant de rentrer sur la piste: dernière station avant l’autoroute. La Pine Creek Rail Trail est une piste sur une ancienne voie de chemin de fer construite au XIXe pour bousiller toutes les forêts de la région. Deux siècles plus tard, on marche toujours sur la tête, mais au moins ces forêts-là ont été réhabilitées.

La piste parcourt la vallée du même nom. Peu ou pas de routes, de bagnoles, de villages. Le pied. Presque plus de pluie non plus.

Le plus cool c’est que contrairement à sur la route, sur la piste les animaux sont vivants. J’ai vu aujourd’hui plus d’écureuils « suisses » que sur tout le reste de ma vie. Au premier je trippais, après une centaine, boarf…

Vu aussi: un tas d’oiseaux, des chevreuils, une tortue. Enlevez les bagnoles et ils viendront!

Je croise quelques cyclistes, plus que sur tous les autres jours de voyage: le vélo, c’est seulement pour rigoler.

À défaut d’huile d’olive, je trouve de l’huile de jesaispasquoi au petit magasin général. Ça a marché quand même pour faire cuire les poubelles. 

C’est tout. Bonne nuit.

Mercredi 24 Mai 2017: le petit vélo qui monte, qui monte (Frozen Ocean State Forest – West Hill State Forest)

Journée assez physique. Beau temps. Un peu de vent de face.

(Dans les oreilles: Les Sales Majestés, A voté. « De toutes façons, ça n’changera paaas »)

Objectif: une boulangerie repérée avant de partir. J’ai pas préparé grand chose, mais pour trouver de la bouffe décente aux US, j’ai essayé d’anticiper…

Grosse descente vers Moravia. Vraiment un beau coin, par ici. Très champêtre en général, vallonné, bocage.

Les routes toutes droites sur la carte sont des pièges. Aler tout droit par-dessus les monts, c’est se taper pas mal de dénivelé inutile…mais il y a peu de trafic sur ces routes, autant en profiter.

Je joins Ithaca, ville universitaire qui a l’air dynamique. Passage rapide sur le campus. Glanage de carte à l’office de tourisme. Bagel dans un petit restau. 

Grosse montée pour aller vers l’ouest…je l’ai cherchée: sur la carte, la route passe tout près de la Connecticut Hill, qui culmine à 2099 mètres. 

Bon, bah on prend ses jambes à deux mains et on pédale. 

Hein? Mais y’a pas de montagne dans le coin, 2099 mètres,  ça s’ peut pas! C’est quoi ce bordel?

Ah, 2099 pieds, bien sûr. On n’a pas idée…je m’y ferai jamais, aà toutes ces unités aussi merdiques que la famille royale elle-même. 

Je sue, j’en chie en plein cagnard, et je m’arrête pour une belle surprise: un panneau favorable au développement éolien communautaire! Comme quoi tout arrive. Je passe le col et redescends de l’autre côté en crevant de soif.

Grosse descente vers Montour Falls. Grosse déception à la boulangerie: pain mou et léger. Bon, au moins, c’est pas industriel.

Petite pause au pied de la chute avant la remontée. 

Désespoir en passant à côté d’un gros autodrome ou des gens s’affairent à rappeler au monde qu’il y a peu d’espoir.
Descente en pente douce dans une jolie vallée. Manau dans la tête. Ravito en OGM et remontée vers la State Forest du jour.

Alors que j’en chie pas mal (11-14% sur un bout de chemin), je rêve d’une bonne baignade rafraîchissante avant le bivouac. Je désespère en approchant de la forêt…

Quand soudain à droite, ouaaah! Un superbe étang ensoleillé. C’est évidemment privé (tout est privé et affiché comme tel, ici. Ça me donne envie de lire Proudhon). Je toque à la porte du mobilhome dans lequel gueulent environ 37 chiens (+/- 35). Pas de réponse non-canine. 

Qu’à celà ne tienne, j’ai bien besoin de me rincer. À la flotte! Aaaaaah que ça fait du bien!

Je ne demande pas mon reste, des fois que le proprio ne revienne vite et fâché. J’ai quand même la présence d’esprit d’essorer mon cuissard, ce qui m’évite de tremper mes chaussures comme la dernière fois.

Rien d’autre à signaler, bonne nuit.