Samedi 22 Août 2015: Erie

La semaine précédente, je l’ai passée dans un motel un peu miteux de Port Colborne, à l’intersection du canal de Welland et du Lac Erie. Avant ma dernière nuit dans cette petite ville, j’ai décidé d’aller rouler vers l’ouest, en longeant ledit lac.

Ça faisait un petit moment que j’avais pas sorti mon vélo de course pour une balade relativement longue. Avant de partir, plus tôt dans la semaine, j’ai préventivement changé mon pneu arrière, qui commençait quand même à sembler peu fiable…

Cherchez la différence

Cherchez la différence

Et maintenant, on roule…allez Amadeus, plein ouest!

La route littorale est calme et agréable. Peu de trafic, le lac à gauche, pas de vent, c’est peinard. Je roule pas trop mal, 35 de croisière, dans ces conditions ça se fait bien. Peu de stops pour casser le rythme, c’est parti comme ça jusque Port Dover, la ville où je changerai de cap.

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Les éoliennes du coin, Siemens et GE, ne tournent même pas: le temps est au beau fixe. Il fait de plus en plus chaud, mais ça reste pour l’instant supportable.

Parti vers 8h, j’arrive vers 11h à Port Dover, 99.9 km au compteur…j’ai bien roulé. J’ai un peu faim, et comme par hasard je croise une boulangerie qu’a l’air pas mal. Allez, je voudrais être rentré avant 17h malgré la boucle de 240 km, mais ça a l’air cool, je prends le temps de m’arrêter et de déguster.

La terrasse est pleine, mais deux cyclistes m’invitent à leur table. Sympa les gars. Je fais la file pour commander à manger, au milieu de tout le monde qui se connaît. C’est fou ça, même si la ville est assez petite…

Je mange en compagnie de Scott et son pote, qui en fait sont de la police. Bon, mieux vaut des policiers qui font du vélo que des policiers qu’en font pas, mais quand même, je suis pas forcément dans mon élément quand même. Ils sont cool mais semblent vouloir tout savoir, déformation professionnelle.

Je passe un peu pour un fou quand je leur dis que je roule 240 km ce jour là. Ils veulent savoir qui a la plus grosse, alors je leur dis que la mienne fait 32 km/h. La moyenne, oui.

Je reprends la route, cap nord-nord ouest. Cette fois je prends des routes un peu moins agréables, mais ça va quand même. Il fait chaud, par contre. Je bois sans cesse et m’arrose le crâne.

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Une très légère brise s’est levée, mais n’est presque pas perceptible. Ça roule toujours bien. Amadeus est quand même une sacrée machine. Chaque coup de pédale est presque purement de l’énergie cinétique.

À Dunnville, 200 km au compteur environ, je prends une glace: trop faim et chaud. Comme toujours, ça a l’effet d’un bon coup de fouet.

J’arrive à Welland, début de la dernière ligne droite, le long du Canal, jusque Port Colborne. Je tombe sur les championnats de Bateaux-Dragon, qui sont jolis à voir, mais qui tuent ma moyenne et réduisent les chances d’arriver avant 17h, heure fatidique de fermeture de la boulangerie de Port Colborne. J’ai plus de pain alors pas le temps de niaiser, faut bourrer sinon le petit déjeûner de demain sera vraiment pas drôle.

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J’aime vraiment les canaux, et quand c’est à grand gabarit comme le Welland Canal, c’est encore plus beau. Je passe les ponts levants et les écluses, croisent des abrutis qui roulent en motocross à fond sur la piste, en espérant qu’ils finissent au plus profond du canal.

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J’arrive à temps à Port Colborne, je suis le dernier client de la boulangerie. Ouf! Et maintenant, il faut manger et boire…

Le parcours sur Strava: https://www.strava.com/activities/375168350

Niagara, m’y voilà

Niagara. Projet fou, sur lequel je vais passer plusieurs mois. L’occasion de découvrir une région bien sympathique. Parce que Niagara, ce n’est pas que ça:

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Niagara, ce n’est donc pas seulement les chutes, point focal du tourisme dans le coin, où la terre entière est concentrée sur un kilomètre de bord de rivière. C’est sûr, ça vaut le coup d’être vu, c’est très impressionnant. Mais la région ne se limite pas à ça.

C’est assez effrayant, comme il suffit de quelques minutes de marche (ou encore moins de minutes de vélo) pour se sortir de la foule et admirer la vallée de la Rivière Niagara, soudainement déserte dès qu’on s’éloigne du gros truc qui fait du bruit et de la pluie perpétuellement.

Niagara, c’est avant tout une rivière, une belle rivière, frontalière entre le Canada et les États-Unis. Rivière exploitée, voire surexploitée, comme en témoignent les centrales hydroélectriques de part et d’autre.

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Niagara, ce sont des tas de vignobles, de vergers, de jardins en tous genres. Les producteurs vendent leurs pêches, pommes, prunes, maïs, tomates, œufs, j’en passe et des meilleures, dans des tas de petits kiosques au bord de la route. Difficile de ne pas s’arrêter tout le temps, tout est très tentant. Remarquez sur la photo les ventilateurs antigel, qui protègent les cultures au printemps et à l’automne (ou juste au printemps ou à l’automne, en fait, je sais pas).

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La région est piégée entre les deux grands lacs, Ontario et Erie. Ce sont de vraies mers intérieures: plage, voile, pêche en perspective.

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Niagara, c’est plein d’autres trucs, mais on a le temps d’y revenir…