Samedi 28 Février 2015: Zengarry

J’ai récemment découvert, ou redécouvert, les fromages de noix de cajou de Zengarry. C’est une petite madame qui fait ça, à Alexandria, en Ontario, à environ une centaine de kilomètres de Montréal. C’est pas donné, mais qu’est-ce que c’est bon!

Bref, c’était une bonne excuse pour une balade d’une journée entière. Ce samedi s’annonçait superbe, grand soleil, températures clémentes, vent modéré. Alors, en selle!

Sur la route dès le levant, j’emprunte mon parcours habituel pour me rendre jusqu’à Oka. Et oui, bien sûr, je n’allais pas rater une occasion de franchir une fois de plus le pont de glace.

Rien à signaler jusque là, si ce n’est le vent de face et le manque d’énergie. J’ai pas mangé de pâtes la veille…

Le pont de glace est toujours aussi beau, et bizarrement le vent y est aujourd’hui très calme. Je profite de la banquise, il fait environ -13, c’est très agréable. Voyez-donc ici (ou en bas de cet article).

Je poursuis ensuite vers Rigaud, en m’arrêtant de temps en temps pour quelques biscuits. Mes réserves d’eau s’amenuisent. Et c’est quand je serai au milieu de la campagne ontarienne, avec vraiment pas grand monde aux alentours, que je suis à sec. Je mange un peu de neige fraîche pour m’hydrater.

Caramba, mon pneu arrière est sacrément mou. Ne serait-ce pas une crevaison lente? Continuons, on verra bien.

Le vent me draine toute mon peu d’énergie. Je me traine à 15 km/h. Alexandria est encore à 30 km. Mon pneu arrière tout mou achève de me fatiguer. Je n’ai pas envie de réparer en plein vent au milieu de nulle part, même si la température est maintenant presque tropicale, au-dessus de -10 degrés.

Plusieurs fois je songe à laisser tomber. Éole, t’aurais aimé ça, hein? Eh bin non, j’y arriverai, lentement, mais probablement.

Et voilà, finalement, Alexandria! Ça fait du bien d’atteindre le point de demi-tour. Je me trouve le précieux fromage de cajou, et me rassasie dans le petit restau sympa du coin, le Quirky Carrot.

Je répare ma crevaison en digérant, sur le trottoir abrité, au soleil. Et c’est reparti, vent dans le dos, soleil, neige à perte de vue, sauf sous mes roues. Le pied. Les 15 km/h se transforment en 35, je vole. Et j’ai chaud! Il fait -7, j’enlève mon pantalon et mes couvres-chaussures et profite de la douceur.

Je suis l’itinéraire que j’avais programmé dans mon Garmin. Manque de bol, il m’emmène dans un cul-de-sac en ces temps de chemins non-déneigés. Note à soi-même: ne pas essayer de sortir des « grosses » routes en hiver.

Voyant un chemin un peu plus loin sur ma carte, je décide de pousser mon vélo dans des traces de gens passés en raquettes et/ou quad. Manque de bol le chemin s’avère être une piste de motoneige. Putain, 2 km à pousser le vélo sur une piste à moitié damée, quelle merde. Enfin, j’étais content de voir des bagnoles et de l’asphalte, après ça…!

Retour vers le Québec sans encombre, la campagne est belle, il y a un peu de trafic, mais tout va bien.

À Vaudreuil, je me trompe de chemin, et fais un détour stupide. Comme si j’avais de l’énergie à gacher là-dedans.

Je traverse l’Île Perrot, puis suis de retour sur l’Île de Montréal. Encore 35 km à parcourir et je suis au chaud et nourri…qu’est-ce qu’il est long, le chemin du Bord du Lac!

Je finis quand même par y arriver, il est presque 20h30. Je suis hagard en passant le canal Lachine, encore quelques centaines de mètres. Mes mouvements sont lents, je suis rincé.

En fait je suis presque mal. J’ai plus d’énergie, j’aurais dû me faire quelques biscuits avant d’arriver. Ma douce s’occupe bien de moi, merci.

Bref, une fin un peu approximative, quelques déboires, mais une super journée quand même.

Le parcours sur Strava.

 


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