Dimanche-Lundi 27-28 Août 2017: le retour (Minca – Montréal)

Et oui, un mois et demi de retard pour cet article, j’avais autre chose à faire.

Version courte: Je suis rentré.

Version longue:

Je pars de Minca le dimanche matin assez tôt. J’avais dans la semaine demandé à une boutique de vélo de me garder un carton pour emballer mon précieux. On m’avait assuré que les agents de sécurité de l’immeuble l’auraient, puisque le dimanche tout est fermé. Laure confirme pour moi par téléphone la veille avant la fermeture de la boutique: la boîte m’attendra comme prévu, tout roule.

Sauf qu’évidemment…je me suis pointé et y’avait pas de boîte. Les gars ont fouillé et re-fouillé, rien. Bon, fait chier. En plus de ça je suis pas bien, trop bouffé/picolé la veille ou que sais-je, je suis un peu malade.

Bon. Faut que je me démerde. Je vais de quincaillerie en vendeur de meuble en atelier de vélo et finis par amasser assez de cartons hétéroclites pour me débrouiller. J’achète aussi un gros rouleau de cellophane, et me traîne jusqu’au terminal de bus de Santa Marta. Au boulot.

Une heure et demi plus tard environ, le paquet est prêt. J’en ai un peu chié à l’enrouler dans la cellophane, faire rouler une boîte de 23 kg de 130x100x25 cm c’est pas facile. Mais le résultat est là!

Je prends le bus en payant un supplément-pot-de-vin au bagagiste pour embarquer le vélo. C’est parti pour 6h de vroum-vroum jusque Cartagena. Rembobinage de mes deux derniers jours de route, en somme.

Taxi pour mon hôtel, roule comme un fou comme tout le monde, hôtel cher mais pratique car très proche de l’aéroport. Dodo.

400 m avec le vélo et les sacoches sur le dos, bonjour. Mon épaule est sciée par la corde que j’ai utilisée comme poignée pour le gros carton.

Deuxième couche de cellophane sur le carton, puis sur les sacoches (sacoches arrières en soute, et avant comme bagage à main). Enregistrement des bagages: on ne me fait pas payer le vélo, alors que c’est marqué que c’est 100$ sur le site internet. MERCI Copa Airlines!

Petites courses pour dépenser les derniers pesos, et j’attends l’avion. Quelques minutes avant d’embarquer je me mets à trembler, j’ai de la fièvre et pas à-peu-près. J’ai froid! Au point que le steward me demande si ça va: un gars qui tremble en montant dans un avion c’est louche. Encore plus quand ça s’aggrave en approchant du décollage.

Bref je me fais surveiller, je me sens pas bien mais ça va aller. Je pionce un peu pendant le vol jusqu’à Panama.

Panama, aéroport international de Tocumen. Je me décide à aller à l’infirmerie. Je dois sortir de la zone internationale, formalités migratoires d’entrée-sortie du pays au programme, super. Finalement le médecin et l’infirmier me disent de m’hydrater et me filent du paracétamol pour la fièvre. Je le prends pas.

Je bouffe un truc hors de prix de l’aéroport et vais me rouler en boule dans un coin sur mon matelas de camping, comme un vieux chat à l’agonie.

Finalement je me sens un peu mieux à l’approche du vol vers Montréal, vers 18h.

Quelques films plus tard j’atterris au Québec. Je retrouve mon vélo et mes sacoches à moitié déballés: c’était louche, tout ce cellophane.

Douce et heureuse surprise à l’aéroport, ma dulcinée est venue me chercher. Baume au cœur.

Dodo, vélo, et boulot. Fin de l’aventure pour l’instant, on va se faire une vie et on verra après. À vous les studios.

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Vendredi 25 Août 2017: Cerro Kennedy

Balade en vélo de montagne de location de Minca jusqu’au sommet local, Cerro Kennedy, environ 2850 m.

Strava: https://www.strava.com/activities/1151967937/shareable_images/map_based?hl=en-US&v=1503699452

Le vélo loué est trop petit, plutôt bas de gamme et un peu usé, mais ça fera l’affaire.

En route, ou plutôt en chemin, vers 8h. Je fais l’erreur de garder le sac que m’a prêté Laure sur le dos. J’ai horreur de rouler avec un sac à dos, encore plus quand ça secoue (le chemin est pourri) et quand il est lourd (dans le sac de 10 L il y a outils, bouffe pour la journée, et fringues pour le sommet/la descente).

Arrêt après 5 km pour réorganiser tout ça, j’ai déjà l’impression d’avoir pris un bain de sueur. Le sac finit attaché sur le guidon, et l’outre accrochée à la selle.

Je continue la montée. Le chemin est large mais quand même difficile par endroits: boue, grosses pierres, pentes prononcées, ornières, ravines, passages à gué, bref, y’a de quoi s’amuser.

Vu que j’ai très peu de technique de maniement du vélo de montagne, je galère un peu. Je cale à plusieurs endroits. Vu que j’ai pas non plus trop de jambes, je marche aussi à plusieurs reprises quand c’est trop abrupt. 

Mais de manière générale la montée se passe quand même bien. Ça fait plaisir de sentir la fraîcheur et d’avoir la tête dans les nuages, même si bien sûr pouvoir admirer le paysage serait appréciable.

Les dernières centaines de mètres sont particulièrement raides, j’en chie.

Ah, j’ai oublié d’en parler: en haut de la montagne il y a une base militaire. Des gars jouent à la guerre dans les nuages: le bataillon de haute montagne numéro 6. Évidemment l’accès au sommet est barré.

Après m’être fait refuser l’entrée et avoir revêtu mes habits d’altitude (manches et jambières de laine, imperméable, bonnet), je pique-nique à côté de la barrière. 

C’est l’heure de redescendre!

La fourche du mulet en alu a du jeu et ne semble pas encaisser grand choc. La course des leviers de freins est telle qu’ils touchent presque le guidon quand je freine. Pas confortable.

J’en prends plein les bras, j’avance lentement mais sûrement. Il se met rapidement à pleuvoir, puis je me retrouve au beau milieu d’un orage non négligeable.

Les ravines se remplissent d’eau, les torrents grossissent. Mes pneus envoient de l’eau boueuse partout. Les pierres glissent. La foudre tombe vraiment pas loin à plusieurs reprises, assez intimidant merci.

Descendu à Campano (6-7 km au-dessus de Minca), je me dirige vers Los Pinos, en prenant le chemin qu’on aurait dû emprunter avec Laure quelques jours plus tôt. On avait laissé tomber face à la grosse pluie à laquelle nous n’étions pas préparé-e-s.

Mon GPS indiquait un chemin « vélo de montagne » redescendant à Minca, qui s’est avéré être un sentier vraiment impraticable. Descendre à pieds avec un vélo, c’est de la merde, mais en plus dans un sentier merdique super glissant, c’est encore pire. J’aurais dû rester sur le chemin principal.

Retour à Minca: arrêt à la boulangerie, puis je rends le vélo. Il est environ 17h. Je suis un peu fatigué. C’était une belle balade!

Strava: https://www.strava.com/activities/1151967937/shareable_images/map_based?hl=en-US&v=1503699452

Montréal – Minca: stats

J’ai fait quelques calculs. À peu de choses près ça donne:

  • 9821 km parcourus, incluant tous les détours
  • 111 km par jour en moyenne, avec les jours de repos
  • 123 km par jour en enlevant les jours de repos
  • 7 jours sans vélo sur 88 en voyage

En gros c’est plus ou moins ce que j’avais anticipé avant de partir.

Sur une carte c’est quand même cool. Version interactive à venir, un jour peut-être.

Mercredi 16 Août 2017: arrivé à Minca! (Barranquilla – Minca)

Je suis arrivé!  

Je fais vite, il est tard.

Route entre Barranquilla et Santa Marta un peu longue et laborieuse. Rencontre de Alexandra et Ernesto, sympas. Pique nique relax à Santa Marta. Montée vers Minca tranquille sous la pluie.

Super retrouvailles avec Laure. Ah, je suis arrivé, j’y crois presque pas!

Merci de votre attention, chers lecteurs. Pas grand chose ne sera publié sur ce blog dans les prochains jours, a priori.

Bonne nuit à Minca.

Mardi 15 Août 2017: bienvenidos a Colombia (Cartagena – Barranquilla)

Débarquement du bateau et première étape colombienne.

On arrive en vue de Cartagena vers 6h. Le soleil se lève sur la ville.


Le bateau se réveille, on approche du port.

En général le capitaine récupère les passeports des passagers dans l’après-midi, une fois qu’ils ont été traités par la douane colombienne, via un agent. Voulant rouler dès aujourd’hui, j’avais demandé à être prévenu dès le retour des papiers, et au final ils ont été traités supervite! 

Salutations à l’équipage et aux quelques compères encore là quand je prends la route. J’aurais pu dire aurevoir à tout le monde lors du barbecue organisé le soir, mais je veux aller retrouver ma « petite » cousine. Alors, en pensées, salut à tous!

10h30, je suis sur la route. Un peu tard comme heure de départ pour une journée de 125 km. Pas de niaisage, pas de pique-nique, on roule. La visite de Cartagena sera pour le 27.


Grosse route tout du long, ou presque, jusqu’à Barranquilla. Quand même relativement supportable, dans l’état d’esprit rouleur.


​Pas grand chose à signaler. Double-glace au kilomètre 90, un peu trop, mais bon. 

Barranquilla: sacré bordel. Panaderia qui a du wifi: j’achète du pain, quelques douceurs, et trouve l’hôtel le plus cheap sur le net.

Demain, dernière étape, objectif Minca.

Bonne dernière nuit en route.

Strava: https://www.strava.com/activities/1135654488/shareable_images/map_based?hl=en-US&v=1502837067

Jeudi 10 – Lundi 14 Août 2017: Sovereign Grace (Nombre de Dios – Cartagena) 

 Jeudi 10:
Je quitte ma sympathique cabane après une photo prise par Pascal. Je l’ai peut-être mentionné plus tôt, j’ai passé ma dernière nuit avant le bateau chez des alsaciens installés au Panama depuis 18 ans. Je repars en ayant vu deux espèces de toucan différentes et avec deux bouquins pour passer le temps sur le bateau: Le dernier détective, de Robert Clais, traduit de l’anglais, et Cher amour de Bernard Giraudeau. 

Je me rends à Puerto Lindo chargé de toute cette culture. 10 km de sympathiques bosses avant aucun pédalage pendant 4 jours.

Je suis un peu en avance. Je cherche vite fait une connection fonctionnelle avant le blackout de plusieurs jours,  sans succès: j’envoie le dernier signe de vie en 4G.

On glande en attendant le reste du groupe qui arrive en bus de Panama Ville. Deux heures au total. On cause et sirote une limonade et un jus de fruits de la passion.

Voilà les autres. Briefing rapide de James, notre capitaine: que faire si quelqu’un tombe à l’eau, que ne pas faire en général. On embarque tout le bazar et les passagers sur la coquille de noix qui nous emmène sur Sovereign Grace, notre voilier et maison des quatre prochains jours.

Chacun est emmené vers son lit à tour de rôle et s’installe. On déguste ensuite le premier repas du voyage, superbon comme tous les suivants. Puis c’est parti, direction les îles San Blas!

Bon, je suis pas dans mon assiette. Premier voyage en voilier. Pas la première fois que je suis sur un petit bateau, mais pour aussi longtemps, si. Je comate sur le pont en fixant l’horizon. Ça va, y’a pire que moi. Mais je finirai quand même par prendre un cachet de Dramamine, truc contre le mal de mer, qui m’a fait du bien, faut avouer.

On passe l’après-midi et la soirée en mer. Le soir je fais pas long feu. Non seulement je suis relativement associal et ne m’intègre pas facilement, mais en plus j’ai un peu de retard de sommeil. 


Vendredi 11:

Premier jour dans les îles. Arrêt à un petit village Kuna, la population autochtone. L’équipage lance des bonbons aux mômes qui n’ont probablement aucun problème dentaire.

La petite île est intégralement recouverte de cahutes en bois couvertes de palmes. Plutôt dense comme village. On débarque à 20 gringos dans le petit bled. Quelques petits panneaux solaires fournissent l’électricité pour les iPhone et la lumière. Je sais pas comment ils font pour l’eau douce, mais j’ai vu des bidons recueillir l’eau de pluie.

Je fais le petit tour du hameau mais me sens un peu comme un envahisseur. Je cause vite fait avec un habitant, super superficiellement.

On repart comme on est venus. Je regrette qu’on ne lance pas aux mômes des trucs plus enrichissants que des saloperies supersucrées.

Direction un autre spot. Première séance de plongée-tuba. On nous dépose en digny (orthographe incertaine, ce petit bateau gonflable) proche des récifs coraliens. Je suis comme un chat dans l’eau. Après un peu de panique je nage jusqu’à la rive et peux ajuster le foutu masque et le tube. Et apprécier un peu le spectacle.

C’est vraiment beau. Dans l’eau transparente virevoltent les poissons colorés de toutes sortes et tailles. Ils slaloment entre les différents coraux, de toutes formes et motifs.

Après quelques ronds dans l’eau on regagne le bateau. J’ai marché sur des coraux, erreur: mauvais pour les pieds et les pauvres organismes piétinés.

On bouge vers un autre spot. Volley et foot sur la plage pour la plupart du groupe, en buvant rhum et bière (précision inutile: pour tous les passagers sauf moi, tout le voyage est irrigué plus ou moins abondamment de ces breuvages). J’ai ma gourde et fais le tour de la petite île, puis cause avec d’autres non-joueurs-joueuses.

Soirée: apéro « coco loco ». Entendez par là une noix de coco à l’intérieur complété avec du rhum. Pas dégueu mais un peu fort pour moi.

Super bonne bouffe à tous les repas. Kate, allemande de 28 ans, est la cuisinière. Elle voyage depuis 18 mois, a commencé par traverser une partie de l’Asie en moto, a vu pas mal de pays en sac à dos, et récemment a traversé le Costa Rica et le Panama d’un océan à l’autre et vice-versa sur un vélo superbasique acheté sur place. Je ne suis pas le seul cycliste à bord, et Tornado a un compagon de voyage.

Peter, hollandais, et sa copine Sonja (orthographe à confirmer), ont quitté leurs emplois et passent un an à voyager. Peter est un triathlète, il n’a pas fait de vélo depuis un moment et ça lui pèse. 

Feu de camp sur la plage le soir. Ça picole pas mal et tous les groupes sont assez scellés. Le joint « pas de boisson » est assez étanche. Je suis hypnotisé par les flammes et les contemple perdu dans mes pensées pendant un moment.La pluie tombe. Isaac, qui habite l’île, nous invite dans sa cahute. Bras de fer entre les costauds du bateau et les Kuna, pour rire.Brin de causette avec le doyen, 66 ans. Il a été marin et vu du pays. Il a un fils en Corée qui a cinq ans, et plusieurs autres enfants ici… »combien dans les autres ports visités?! », me demande-je.Retour au bateau. Le groupe continue à picoler sur le pont, je sombre dans le coma sur ma couchette. Je dors vraiment bien ici, bercé par les vagues et au calme.

Samedi 12:

Plongée depuis le bateau. 50 m à nager pour atteindre la minuscule île entourée de coraux. Dur. Pieds défoncés.

Petit tour sur la plage, photos de goélands et figures dessinées dans le sable alors que les autres jouent et picolent.

Le soir une raie et son petit tournent autour du bateau. Elle est pas grosse mais quand même jolie. Pas de photo.


Dimanche 13:

Plongée autour d’un autre petit banc de sable, puis j’épluche des noix de coco avant de repartir. Les allemands et polonais se prennent au jeu et on arrive à ouvrir quelques noix avec les moyens du bord.

On rentre au bateau, et heureusement Kate a encore une fois un délice pour nous. On part en fin d’après-midi pour la Colombie. Comme ça peut secouer, je vais aller ranger mon bordel et prendre ma pilule, tiens.

Super coucher de soleil.


Lundi 14:
Journée en mer, on vogue vers Cartagena. Ça secoue un peu: Dramamine. Sashimis de thon frais péché et dépecé sur place. Lu, dormi, causé, glandé, mangé. Dauphins qui sautent hors de l’eau, pas faciles à prendre en photo.

Mercredi 9 Août 2017: carretera transistmica (Ciudad de Panama – Nombre de Dios)

Journée d’un océan à l’autre à travers le Panama.

Strava: https://www.strava.com/activities/1135619226/shareable_images/map_based?hl=en-US&v=1502834835

Je pars en pleine heure de pointe, le cauchemar. En face de moi, dans le sens opposé, tout est bouché par plein de connards tous seuls dans leurs bagnoles. C’est partout pareil.

J’admire le métro aérien au passage. J’insulte les chauffeurs de bus incompétents qui me frôlent ou me tassent de la route. Ils mourront dans d’atroces souffrances en voyant leur bus brûler. 

15 km plus loin, rien n’a changé. Le trafic panaméen, c’est du sérieux. 

Comme pour arriver en ville, j’ai le choix entre une autoroute, et une autre route, quasi-autoroute. Bref c’est pas la journée la plus plaisante du voyage.

Ah, là je peux prendre un petit détour pour économiser un peu mes nerfs. Bonne surprise: un barrage! Et ce qui ressemble à une station de pompage pour alimenter le canal.

Je poursuis jusqu’à Sabanitas. J’achète plein de trucs dont j’ai pas un réel besoin, mais qui seront bienvenus pour grignoter sur le bateau si la bouffe s’avère un peu légère. Cacahuètes, en veux-tu? En voilà.

Je trouve aussi un short de bain, qui me permettra de me baigner dans la mer sans saler démesurément mes cuissards.

Pause-bouffe sous un appenti dans une sorte de pâture. Je sentais la pluie venir et je voulais un abri…j’ai bien fait: ça se met à dracher pendant que je mange mes sandwiches au fromage à la crème et aux fines herbes (fait en Espagne, merde) et bois mon nectar d’abricot (fait en Turquie! Merde! Par contre, plutôt bon: abricot/sucre/eau/acide citrique. Même pas de colorant ou de benzoate de sodium!)

Je repars, maintenant sur la petite route côtière. Beaucoup plus accueillante, même si certains chauffards de bus méritent toujours une lente agonie.

L’Atlantique est en vue! Le bon vieil Atlantique. Par temps clair on peut voir la baie de Somme mais aujourd’hui c’est nuageux. 

Portobelo: petite bourgade avec de vieux forts sympathiques. Je pause un peu et essorre mes chaussettes: les chaussures font « floc floc » depuis la grosse pluie d’orage prise quelques minutes plus tôt.

Derniers kilomètres sympathiques, petite route bosselée jusqu’à ma cabane louée pour la nuit. Au calme dans la jungle, avant cinq jours sur un bateau surpeuplé. 

Demain j’ai rendez-vous vers 9h pour la rencontre pré-embarquement, puis c’est parti pour cinq jours sur les îles San Blas et en mer. Probablement silence radio pendant ce temps là, ne vous affolez pas.

Bonne nuit sur la terre ferme.